Goma – Conflit des compétences dans la gestion du personnel à l’OVG: La ruse de certains agents dévoilée (Enquête)

Kinshasa, 14 janvier 2023- Le célèbre volcan de Nyiragongo est entré en éruption en mai 2021, et cette catastrophe naturelle a causé d’énormes dégâts dont le déplacement des milliers des populations de la ville de Goma, ainsi que la mort d’une trentaine des civils. Plusieurs maisons ont été ravagées par la lave de cette éruption volcanique.

Au Nord-Kivu, l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG) reste l’institution scientifique qui, depuis plusieurs années, gère les volcans de Virunga dont Nyamulagira, Nyiragongo, Mikeno et d’autres risques naturels dans cette partie de la République Démocratique du Congo.

Malgré les performances signalées du nouveau comité de gestion mis en place par le Ministère de la recherche scientifique, certains agents ont lancé des mouvements de grève et revendications qui, pourtant, contredisent ce qui était déjà enregistré à l’actif dudit comité chapeauté par le Dr. Adalbert Muhindo.

Pour une petite histoire, cette institution scientifique a été détachée du centre de Lwiro basé dans la province du Sud-Kivu. Les problèmes de l’OVG comme on peut le constater, sont aussi vieux que lui-même, il est né dans une très grande douleur comme ce fut le cas aussi lorsque la province du Nord-Kivu se séparait de celle du Sud-Kivu.

Lwiro a toujours manifesté le regret de perdre un centre (OVG) qui, pour lui, devait rester sa chance gardée. Des remous, tensions enregistrés sont en partie une conséquence de la naissance moins douloureuse de l’observatoire volcanologie de Goma, nous confie une source indépendante.

Avant l’installation du nouveau comité qui a succédé à celui dirigé par le Prof. Katso Karume, au moins 355 agents étaient retenus pour surveiller le volcan de Nyiragongo et Nyamulagira (les deux qui restent encore actifs).

Juste après la récente éruption volcanique de Nyirragongo, le Ministre José Panda, à l’issue de sa mission effectuée au Nord-Kivu, il lui a plu de connaitre l’effectif réel des agents commis à la surveillance des volcans et d’autres risques naturels.

Un contrôle physique des agents va être réalisé et c’est seulement 217 sur les 355 supposés être en postes qui ont été retrouvés. Ce travail va donc, consister à identifier les vrais agents de l’OVG. Pour les encourager, le Ministre de la recherche scientifique avait donné une prime mensuelle.

Outre les droits de regard qu’a toujours voulu le centre de Lwiro sur l’OVG, les agents qui n’ont pas été constatés par le ministère lors du contrôle physique constituent le deuxième problème au nouveau comité de gestion, mais aussi, parmi ceux qui étaient constatés, et qui détenaient deux ou trois cartes de paie ont perdu le surplus qu’ils obtenaient illégalement. Tous ceux-ci estiment être victimes de ce comité.

En exécution des recommandations du ministère et pour un travail de qualité, le comité de gestion de l’OVG avait procédé à une réaffectation du personnel ; qui consistait à “placer”, les agents selon les compétences et les études faites dans les deux départements dont celui de l’administration et de la recherche.

“On se souviendra qu’à la création de l’OVG, le personnel avait été recruté et affecté sur base des affinités familiales et politiques,… et du coup, on a vu l’OVG bondé des agents aux études non apparentées au volcan. Curieux, dans ce domaine de la gestion des risques naturels, la plupart étaient classés au département de la “recherche” puisque mieux payant. C’est ainsi qu’on pouvait voir des vétérinaires, des francistes, des peintres, les philosophes, des pédagogues, des sociologues,… parmi les chercheurs”, relate un agent.

C’est à ce niveau ou se situe le troisième problème auquel fait face le comité du Prof .Adalbert Muhindo qui, tout en mettant de l’ordre et écarter la complaisance, en réaffectant ceux n’ayant des études apparentées au volcan au département de l’administration est traité de tous les maux.

Selon notre source, le climat malsain qui se vit à l’OVG semble s’inscrire dans une logique d’une rivalité entre le Sud et le Nord-Kivu. Il y a peu, un concours avait été organisé pour une “bourse d’étude” de l’ambassade de France. A l’étape de l’interview, c’est M. Munyamahoro (Nord-Kivu) qui va l’emporter sur son frère du Sud-Kivu. Retenons que ce test passé en bonne et due forme a vu son résultat farouchement contesté par la tendance Sud-Kivu et qui, par la suite va crier au tribalisme et va alerter les partenaires. Confiant du bon déroulement du test pour obtention de la bourse, l’ambassade de la France va saisir le Directeur General, le Prof. Adalbert Muhindo pour confirmation du résultat. Ce qui a été fait dans la grande déception du collègue Sud-Kivutien.

Une fois de plus, la province du Sud-Kivu qui enregistre la majorité des agents de l’OVG va se retrouver victime de la guitoune. On se souviendra dans le passé, des bourses étaient gérées à l’interne sans aucun test et donner aux connaissances. Voila le quatrième problème qui attise la crise au sein de l’OVG.

Par ailleurs, le Directeur General, Adalbert Muhindo travaille dans son équipe avec des collègues docteurs qui, aussi avaient manifesté la volonté de diriger l’institution devant l’équipe ministérielle. Sur base du critérium, le Prof. Adalbert avait été l’homme de la situation et nommé Directeur General. Ses collègues docteurs du Sud-Kivu, candidats malheureux n’ont jamais digéré leur échec et lui font ombrage. Radicalisés dans l’insubordination, ces agents aux ambitions démesurées constituent un cinquième problème. Ceux-ci n’ont jamais voulu le succès du comité Adalbert et jouent toujours à la pierre d’échauffement.

A la lumière des problèmes soulignés, loin de ce qui est dit dans des correspondances, des réseaux sociaux par les détracteurs visibles et invisibles du comité de l’OVG dirigé par le Prof. Adalbert, il est à croire qu’on est à faire à une machination montée dans les officines obscures, machination qui, visiblement n’aboutira pas.

Le Gouvernement congolais à travers le ministère de la recherche scientifique devra s’impliquer à assoir ce jeune centre et débusquer les agents qui à la base des troubles, essentiellement ressortissants du Sud-Kivu ; qui brandissent par hypocrisie le tribalisme comme arme.

Aux partenaires victimes de cette sale besogne de revenir et soutenir l’OVG et leurs dirigeants et cela pour le bien être des habitants du Nord-Kivu. Aux dirigeants de l’OVG de tenir et de se méfier des menaces et intimidations des personnes désespérées. Aux agents de prendre conscience du travail qu’ils doivent rendre à la nation et de se désolidariser des manipulateurs.

Magloire TSONGO

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