RDC : “Il ne revient pas au Chef de l’État de décider de poursuivre toute personne qu’il accuse, à tort ou à raison, de porter atteinte à la sécurité de l’Etat” (Delly Sesanga)

Kinshasa, 28 juin 2023 : Réagissant aux propos du Président de la République tenus dimanche 25 juin dernier, à Mbuji-Mayi, au Kasaï Oriental, sur sa détermination à s’attaquer, sans remords, à tout congolais qui mettrait en danger la sécurité et la stabilité de la RDC, l’opposant Delly Sesanga pense que la conception de la sûreté de l’Etat contre la dérive dictatoriale est d’en arriver à un niveau où seules la Constitution et les lois de la République dictent la conduite et les actes des dirigeants, dans le respect sans faille des droits de l’homme et de la dignité de la personne humaine.

“En démocrate, partisan de l’État de droit, je condamne avec fermeté ces graves propos du Chef de l’État qui ébranlent les fondements de la cohésion nationale et de la concorde intérieure. Il revient au peuple congolais, comme nous l’ont instruit Patrice Emery Lumumba ainsi que les 13 parlementaires à ne pas céder à la peur, à défendre la Constitution et les lois de la République, y compris contre toute autorité qui s’en écarte”, a écrit Delly Sesanga dans un message rendu public.

Et d’ajouter : “J’affirme, sur pied des prescrits de la Constitution, que le respect des droits de l’Homme et des libertés publiques n’est donc, ni une option pour le Président de la République, ni une libéralité du chef de l’État à ses sujets, ni une valeur négociable à l’aune des calculs politiciens. C’est un droit des citoyens et une obligation du serment constitutionnel du Président de la République, sous peine de haute trahison”.

Le président du parti politique Envol, et candidat déclaré à la présidentielle de 2023, rappelle que dans un État de droit, c’est la loi qui définit les conditions ainsi que les circonstances dans lesquelles il y a lieu d’évoquer l’atteinte à la stabilité et à la sécurité du pays, dont la sûreté de l’État est une des composantes. Il ne revient pas au Chef de l’État de décider de poursuivre toute personne qu’il accuse, à tort ou à raison, de porter atteinte à la sécurité de l’Etat.

La Rédaction

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