RDC : Franck Diongo accuse le camp Tshisekedi de planifier “depuis longtemps” son élimination physique

Kinshasa, 16 décembre 2023- L’Opposant Franck Diongo affirme avoir échappé pour la énième fois à la tentative de son d’assassinat, vendredi 15 décembre lors de son agression physique et vandalisme perpétrés au quartier Ozone, dans la commune de Ngaliema, par des jeunes de la force du progrès, une entité du parti au pouvoir UDPS, à Kinshasa.

D’après lui, il s’agit plutôt d’un plan déjà “tracé depuis très longtemps contre ma personne physique. Pour l’UDPS et Félix Tshisekedi le fait que Franck Diongo soutienne Moïse Katumbi, va amener le régime à perdre le pouvoir. Donc, je suis un élément nuisible pour le régime de Tshisekedi qui tient à m’abattre physiquement”, dénonce-t-il.

Ce faisant, il confirme que les forces du progrès qui l’ont attaqué avaient reçu “mission de nous éliminer physiquement et ils le disaient clairement “Oko kufa, tu ne sortiras jamais vivant d’ici. Ils se sont ramenés avec des couteaux, machettes, ferrailles, Cocktail Molotov, chevrons, bars de fer, et touts autres éléments tranchant à tel point que pour atteindre leur objectif, ils ont même mis du feu pour nous calciner. Ils ont pillé et incendié l’église là où on était retranché comme lieu de refuge. Miraculeusement, je me suis échappé pour me retrouver dans la maison du pasteur dans la même concession”.

Et d’ajouter : “Le nombre des assaillants est évalué à plus de 300 personnes alors que je n’avais que 5 policiers. Pendant que j’étais assiégé, un grand nombre de la force du progrès était dans la résidence. Ils ont détruit mes véhicules, saccagés tous mes biens. Cela démontre le caractère planifier et organisé de cet assassinat raté. Dieu a été de notre côté”.

Ainsi, il soutient que la barbarie subie par ce qu’il qualifie de la “milice de l’UDPS” n’a rien avoir avec l’affaire des photos ou affiches de la campagne électorale. Il a de même fait savoir qu’en ce qui le concerne, il a “appelé Peter Kazadi pour dénoncer le fait que ces forces se livrent à la destruction de mes affiches, mais il n’y a eu aucune réaction”.

Il maintient ainsi l’élément de son assassinat programmé en faisant notamment allusion aux injections lui administrés à la Demiap mais aussi à l’incident de Muanda lors du meeting de Moïse Katumbi mais aussi

“A la Demiap, on m’avait injecté des produits contre ma volonté à l’absence de ma famille, de mon médecin et de mes avocats dans la cellule. Il s’est révélé, après tous les examens effectués en Europe, qu’il y a des signes d’empoisonnement suite à des piqûres et injections de la DEMIAP. À Muanda, avec Katumbi, dans un meeting, on nous a tirés à balles réelles. On a eu la vie sauve grâce à Dieu et avec la vigilance de nos policiers et gardes qui ont assuré notre sécurité”, fait-il remarquer.

Par ailleurs, Franck Diongo accuse le comportement de la force du progrès ayant leur siège dans la commune de Ngaliema qui se comporte en véritable maître du terrain sous l’œil impuissant des services publics de l’Etat.

“Ils ont leurs cachots, ils arrêtent les militaires et policiers et ils perçoivent des taxes. Ils font la loi, des jugements et même des condamnations. Pire, ils fixent des amendes avant d’être libérés. Et ce, aux yeux et au su de tout le monde.
Ils se comportent comme des gens qui ont un terrain conquis. Ils arrêtent même des motos et taxis. Tous les services de l’État sont inefficaces. C’est le cas de ce qui m’est arrivé hier. Toutes les interventions sollicitées n’ont pas répondu favorablement pendant plus de 4 heures.”, a-t-il regretté.

S’agissant de déclaration faite, Franck Diongo indique avoir été contraint notamment “pour sauver des vies d’abord de ceux qui m’ont accueilli notamment le Pasteur, sa femme et ses enfants”.

La rédaction 

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