RDC – Élections 2023 : “Le monde n’a jamais connu pareilles élections défiant toute logique scientifique et politique” (Noël Kambembo, membre d’Ecidé)

Kinshasa, 19 janvier 2024 – Alors que le vainqueur de l’élection présidentielle Félix Tshisekedi s’apprête à prêter serment pour son investiture ce 20 décembre, à l’opposition, des voix s’élèvent pour décrier ce qu’elle qualifie de simulacre d’élections.

C’est notamment le cas de Noël Kambembo, communicateur d’Ecidé en Belgique, parti cher au candidat malheureux Martin Fayulu.

D’après lui, au regard de la gestion du pays durant le 5 dernières années, Félix Tshisekedi ne pouvait pas avoir tel résultat de 73,43% de suffrages exprimés.

Dénonçant une tricherie à grande échelle avec par le biais de la CENI, notamment avec des irrégularités sur les plans opérationnel, logistique, organisationnel, Noël Kambembo reste convaincu que les résultats de ces élections ont défié toute logique scientifique et politique.

“Cette complicité tripartite est l’expression du résultat ridicule qui fait de Tshisekedi vainqueur de ces élections. Or, au vu du bilan de la mandature passée, le président illégitime Tshisekedi ne peut a n’aucun cas avoir 20%”, a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : “Jamais depuis l’avènement de la démocratie, le monde n’a connu pareilles élections défiant toute logique scientifique et politique. Si la conservation du pouvoir est l’un des objectifs d’un parti politique, celle-ci doit l’être dans le respect des lois et textes en garantissant le vivre ensemble”.

Il accuse ce fait la CENI de n’avoir pas pris en compte les revendications de l’opposition, prouvant à suffisance sa complicité de la CENI avec Félix Tshisekedi, en vue de vouloir lui offrir encore une chance de briguer pour la deuxième fois d’une façon “frauduleuse, la présidence en sabotant la volonté du peuple congolais qui toujours dans le souci de voir leur pays être dirigé par un président légitime se mobilise pour aller voter”.

Pour lui, la CENI s’est plutôt transformée en CENDE (Commission Electorale Nationale Dépendante). Ainsi, il souhaite voir ses animateurs répondre devant la justice pour haute trahison, détournement des deniers publics, association des malfaiteurs et terrorisme financiers.

“Comment est-ce possible que les machines à voter, bien privé de l’Etat Congolais, puissent se retrouver entre les mains des individus, qui pince sans rire, s’en glorifient et votent à volonté pour leur candidat? Pourquoi, monsieur Kadima, qui devrait connaitre le nombre exact de ces machines, n’a-t-il pas alerté les instances de la République sur une probable disparition de ces dernières ? Au besoin, pourquoi ne les avoir pas déprogrammés ? Qui avait formé ces individus sur l’installation, la configuration et la mise en fonction de ces machines afin de servir pour bourrer les urnes ? Il est évident que cette « Commission Électorale Nationale dépendante CENDE en sigle, en bonne entité de la mafia tshisekedienne, planifie cette sale besogne au détriment de la Nation et de toute la population”.

Et de poursuivre : “Monsieur Felix savait bien en temps normal, il ne serait jamais élu par faute de bilan a laissé la gérance de la CENI à sa famille politique UDPS pour lui réserver une place de choix au présidentiel et nommé les députés afin de lui accorder une majorité écrasante au Parlement pour entériner ses décisions. Ainsi, le Parlement devient une caisse de résonance de l’UDPS. Comment expliqué que les membres des familles des membres de la CENI puissent se retrouver candidats à l’élection législative ?”.

Par ailleurs, cet acteur politique accuse l’actuel régime d’avoir excellé dans des nominations zonales sans tenir compte de l’équilibre géopolitique.

“Depuis le chaos du projet de 100 jours en passant par le RAM, jusqu’à Tshilejelu, FATSHI a craché sur notre pacte social de la République et toutes les lois qui en découlent. L’équilibre géopolitique dans la composition du gouvernement et dans les nominations des animateurs des entreprises du portefeuille de l’Etat, relèvent de la jurisprudence et demeure le socle de l’unité nationale. Malheureusement, FATSHI, a choisi dans la désignation des différents intervenants au processus électoral non seulement des personnes de sa famille politique, mais aussi et surtout de sa tribu. Tenez : Nicolas KAZADI aux finances, Peter KAZADI, au ministère de l’intérieur, Dénis KADIMA à la CENI, KABEDI MBUYI, à la Banque Centrale et Dieudonné KAMULETA à la Cour Constitutionnelle. Tous, kasaïens. La question qui vient directement à l’esprit est celle de savoir ce qui motiverait pareille décision dans un pays de 26 provinces et de plus de 450 tribus, si ce n’est le tribalisme accouplé au népotisme ? Le seul mérite qu’on peut reconnaitre à FATSHI est l’institutionnalisation du tribalisme et de l’impunité avec une justice à double vitesse”.

Et de renchérir : “Nous avons affirmé non sans raison, que l’UDPS avait la phobie des élections au regard des éléments tel qu’ils s’enchainaient. Pour votre gouverne, l’UDPS avait conduit un mythe autour de la personne d’Etienne Tshisekedi, mais la trahison de son fils aux élections de 2018 a poussé le peuple à mettre sur la place publique des vérités qui commençaient à démystifier l’homme de Limete. Pire encore, l’arrogance, la gestion par défi et la corruption choisies comme mode de gestion de la chose publique étaient une dose de plus révélant à tout esprit averti que le recours au tribalisme, au népotisme et à l’impunité n’avait pour seul motif que la peur des élections libres, inclusives et transparentes. La suite des événements ne nous a pas donné tort. Jamais dans l’histoire de la RDC, des élections d’une telle honte n’ont organisé. Personne, même pas le président de la CENI, ne peut dire avec exactitude, pendant combien de jours ces élections ont eu lieu ; Comment d’électeurs y ont participé ? Combien de centres et bureaux de votes ont correctement fonctionné. On se rend aujourd’hui compte que même tricher n’est pas facile. Finalement de quoi ce pouvoir est-il capable ? Surréaliste n’est-ce pas ? Nous avons aussi suivi le président Felix sur TOP CONGO, à peine peut – il expliquer son rôle de chef de l’Etat et celui des députés. Il était incapable de parler de son mandat passé, et gloire à Dieu, son alibi de tout le temps ne pouvait plus servir car Joseph Kabila, investi recteur de l’université KARA s’est complètement retiré de manière visible avec son FCC. Jamais dans l’histoire de ce parti, les élections seront bienvenues”.

En sus, il salue le combat de Martin Fayulu qu’il présente comme étant l’homme politique avec une vision claire de la politique nationale.

“Ses différentes propositions, si du moins avaient été prises en compte, auraient permis à la Nation d’éviter le chaos dans lequel elle est plongée. Ces élections ne peuvent qu’être annulées au regard des graves irrégularités qui les ont entachées. Persister dans les erreurs nous conduira à une autre crise de légitimité et les mêmes causes produisant les mêmes effets, une autre génération va de nouveau être sacrifiée et notre jeune démocratie enterrée”, conclut-il.

Cédric BEYA

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