Dossier forage: Nicolas Kazadi invite la justice à étendre l’enquête jusqu’au problème de prix

Kinshasa, 25 avril 2024- Cité comme l’homme orchestre du dossier de la surfacturation des forages qui défraie actuellement la chronique, le ministre des finances Nicolas Kazadi, invité au briefing presse du mercredi 24 avril par son collègue de la communication, estime que la justice qui s’est saisi du dossier doit mener loin son enquête pour éclairer la lanterne de l’opinion.

Tout en regrettant d’abord les tournures que ce dossier, qui en passant ternit l’image de tout un pays, du gouvernement sans oublier sa personne, il compte demander au Procureur général près la Cour de cassation de étendre son action sur la question de prix. Ce dernier a demandé au bureau technique de contrôle (BTC) de répéter tous sites où sont ériger les forages.

“J’ai vu le PG a pris l’instruction à titre d’information pour s’assurer qu’on a livré toutes les stations, moi je vais l’écrire pour lui demander d’ajouter au problème de livraison celui de coût, comme ça, on résoud les deux. Est-ce qu’on a livré et est-ce que le coût est vrai”, a déclaré Nicolas Kazadi.

Dans sa religion de vouloir, dit-il, ne pas chercher à se justifier mais plutôt donner des explications à des personnes qui sont importantes, l’argentier national s’estime avoir apporté, selon lui, une solution à ce problème et s’il y aurait d’autres qu’elles soient proposées.

Pour le forage, si je me suis trompé, j’accepte que vous me disiez que je me je me suis trompé. Nous recevons quand nous venons aux affaires un dossier qui n’a pas commencé avec nous. D’ailleurs on appelle ça forage à tort. C’est des stations d’addiction et de distribution en eau. Nous recevons un dossier qui a été signé, boutiqué avant nous sous le Premier ministre Ilunga Ilunkamba, par le ministre du développement rural qui n’est pas l’actuel, c’est lui qui a signé et puis c’est passé au marché public, validé, c’est passé chez le Premier ministre de l’époque validé et ça arrive jusqu’au moment où nous nous arrivons aux affaires”, indique-il.

Il rappelle que ce dossier a été ramené sur la table par l’actuel ministre du développement rural en 2021 pendant la période covid-19 au regard de l’urgence sur la problématique de l’eau qui se faisait sentir.

“Mes services me disent que ce chiffre d’environ 400 mille par station ça paraît élevé, c’est difficile d’accepter ça. Et j’ai dit à mon collègue qu’il faut revoir le prix qu’il retourne discuter avec le partenaire. Il part et revient quelque temps plus tard et me dit voilà pour ne pas remettre en question le contrat qui porte sur un montant donné pour ne pas recommencer la procédure, le prestataire à accepter implicitement une baisse de prix c’est-à-dire en augmentation de station à forer 340 stations supplémentaires dont on passe de 1000 à 1340. Je donne à mes services qui me disent que ça peut passer donc on a pas le temps d’entrer dans trop de détails on peut aller sur cette base là. On valide le paiement”, explique-t-il.

S’agissant du mode de paiement, il fait remarquer que son prédécesseur, le ministre Selé Yalaguli avait pris un engagement de payer cet argent en 5 tranches, soit 80 millions par an pour arriver à 400 millions jusqu’à la livraison complète de tous les forages.

“Moi, je dis ok, je ne suis pas sûr de pouvoir le faire mais les prestataires disent que vous nous payer la première année et pour le reste nous allons nous mêmes trouver le financement et vous allez nous payer un montant mensuel. Je le ai dit ok. Pour la première année, je les ai dit que je ne saurai pas payé mais je vais payer en fonction de la trésorerie. Je leur ai donné et au puis au troisième paiement nous sommes arrivés à 71 millions, ils font la demande pour dire que je n’ai pas encore fini le premier 80 millions, je dis ok mais mes services me disent que vos livraisons sont lentes et que vous n’avez pas tenu les engagements et ça m’inquiète cette lenteur et je ne vous paierai plus un dollar de plus sans que vous ayez achevez les livraisons pour 71 millions”, a-t-il souligné.

Il assure qu’il a été catégorique sur sa position tant bien même que le même dossier a été de nouveau ramené en 2024 par l’actuel ministre en conseil des ministres.

J’ai dit que je ne paierais pas avant sans qu’on ait achevé. Ça été acté en conseil des ministres et on est passé à autre chose. Maintenant, je vois toute une polémique sur les dossiers, je me pose la question qu’ai-je fait de mal? Qui a surfacturé? D’abord est-ce qu’il y a eu surfacturation ? Je ne sais pas au moins ce que je sais j’ai fait remarquer que 400 mille pour un forage était élevé et j’ai obtenu de réduire à 300. Donc s’il y a des gens qui ont surfacturé c’est certainement pas moi”, a-t-il estimé.

Cédric BEYA

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