Kinshasa, 4 décembre 2025- La deuxième session de formation des Inspecteurs de l’Aménagement du Territoire, destinée à conduire à l’assermentation des cadres et agents de l’Observatoire National d’Aménagement du Territoire (ONAT) en tant qu’Officiers de Police Judiciaire à compétence restreinte, a été lancée jeudi 4 décembre 2025 par Jean-Lucien Bussa, Ministre de l’Aménagement du Territoire. La cérémonie s’est tenue au sein de la Direction générale des Écoles et Formations de la Police nationale congolaise, à Kinshasa, en présence des cadres du ministère et de la Police nationale congolaise.
Dans son allocution, le Ministre Bussa a salué le rôle majeur de l’ONAT, organe technique et scientifique chargé du suivi, du contrôle et de la veille territoriale sur l’utilisation de l’espace physique du pays.
Concernant la formation, il a rappelé que les Inspecteurs de l’ONAT auront désormais pour mission de rechercher et de constater toutes les infractions relatives aux outils de planification spatiale dont des projets non conformes, la transmission volontaire d’informations erronées, l’occupation irrégulière du sol ou du sous-sol, etc.

Le Coordonnateur national de l’ONAT, Ilunga Lubatshi Jacques, a exprimé sa satisfaction à l’ouverture de cette nouvelle étape, saluant la vision stratégique du Ministre Bussa. Selon lui, l’engagement personnel du ministre durant ses premiers mois à la tête du portefeuille a rendu possible l’organisation de cette deuxième promotion. Il a également mis en avant la dotation en équipements modernes, l’obtention d’une nouvelle grille barémique et le soutien renforcé aux services techniques.

“Ces gestes témoignent de la volonté ferme du Ministre de doter l’ONAT des moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission”, a-t-il déclaré.
Le Coordonnateur a, par ailleurs, remercié la Direction générale des Écoles et Formation de la Police nationale congolaise (DGEF) pour son professionnalisme, ainsi que les différents partenaires institutionnels ayant contribué à l’organisation de la formation. Il a rappelé que l’aménagement du territoire exige aujourd’hui une planification rigoureuse, un suivi permanent, un contrôle technique strict et une surveillance continue des dynamiques territoriales.
Cette deuxième session intègre plusieurs agents venus des différentes provinces. Plus de 90 agents en bénéficieront. Pour rappel, la première session s’était clôturée en juillet avec la formation de 63 Inspecteurs de l’Aménagement du Territoire.
Les matières de formation
Le représentant du Commissaire principal de la PNC a indiqué que cette formation comprend un module de 16 programmes, dont 4 spécifiques à l’aménagement du territoire et 12 liés aux fonctions d’officier. Elle totalise 297 heures de cours sur une période de 55 jours ouvrables.
Le Ministre Bussa Tongba a insisté sur les défis complexes auxquels l’ONAT doit faire face. Il s’agit entre autres de nouvelles formes de criminalité foncière, pressions accrues sur l’espace national, nécessité d’une collaboration multisectorielle avec les services de l’État, les entités territoriales décentralisées, le secteur privé, la société civile, les communautés locales et les peuples autochtones pygmées. Face à ces enjeux, il a affirmé que seule une équipe d’Inspecteurs hautement qualifiés, formés selon des standards rigoureux et dotés d’une intégrité irréprochable, pourra garantir une gouvernance territoriale efficace.
La formation englobe un ensemble complet de matières essentielles. Elles porte sur les fondamentaux de l’aménagement du territoire, les lois sectorielles, le droit pénal général et spécial, les procédures pénales, les droits humains, l’organisation des juridictions, la rédaction des procès-verbaux, les techniques d’enquête, l’éthique professionnelle, ainsi que l’utilisation d’outils techniques tels que le Système d’information géographique (SIG) et le GPS. Selon le Ministre, ces modules permettront aux futurs Inspecteurs d’accomplir leurs missions avec précision, rigueur et professionnalisme.
Ce programme vise ainsi à renforcer le rôle crucial des Inspecteurs dans la prévention des infractions aux plans d’aménagement et dans la protection des populations contre les conséquences souvent dévastatrices des irrégularités territoriales.
Cédric BEYA









