Kinshasa, 17 janvier 2025- Réunis 48 heures avant la célébration commémorative du 64e anniversaire de la mort du héros national Patrice Emery Lumumba, 5 anciens Premiers ministres de la RDC se sont mis d’accord à l’idée de la mise en place d’une commission interdisciplinaire annoncée par le Chef de l’État Félix Tshisekedi visant à réfléchir sur le changement ou revision de la constitution.
Dans une déclaration, Léon Kengo wa Dondo, Likulia Bolongo, Mabi Mulumba, Adolphe Muzito et Samy Badibanga, ces successeurs du premier Premier ministre se disent prêts à contribuer pleinement à ce débat de société dans la perspective d’apporter les réformes nécessaires et fondamentales dans l’intérêt de la République.
En outre, ces 5 personnalités de la RDC ont également fait le tour d’horizon sur les situations sécuritaire, socio-économique et politique qui prévalent au pays de Lumumba.
Ce faisant, ils déplorent et condamnent avec véhémence les multiples agressions dont le pays fait l’objet dans sa partie Est et encouragent le Chef de l’État à poursuivre les efforts sur tous les fronts, tant diplomatiques que militaires, afin de résoudre cette situation qui perdure depuis plus de trente ans.
De même, ils invitent le peuple congolais, en particulier les populations de l’Est du pays, à accompagner et soutenir le Chef de l’État et les FARDC dans toutes les actions de terrain, en vue de gagner cette bataille qui n’a que trop duré.
Quant à la situation socio-économique, ils constatent sa dégradation dans le chef de la population de manière générale, et des fonctionnaires de l’État en particulier. Toutefois, ils encouragent le Gouvernement à plus d’efforts pour améliorer la vie de ses concitoyens. Par ailleurs, ils notent une amélioration progressive de la gouvernance publique grâce à la collaboration avec les institutions de Bretton Woods dans le cadre du programme économique du Gouvernement, qui impose des critères de performance claires dans son exécution.
En définitive, les anciens Premiers Ministres invitent les uns et les autres à la retenue, et surtout à privilégier l’intérêt supérieur de la République.
Cédric BEYA

