Bunia, 09 Février 2025- La situation sécuritaire de la partie Est de la République démocratique du Congo a fait l’objet d’échanges en date du 04 février 2025 entre le Président de la République et les hauts dignitaire de l’Etat congolais, parmi lesquels on compte neuf originaires de la province de l’Ituri, une des province du pays secouée par la crise sécuritaire, actuellement sous état de siège.
Prenant la parole à ces échanges , Gratien Iracan de Saint- Nicolas, député national, élu de la circonscription électorale de la ville de Bunia, chef-lieu de l’Ituri, a fait savoir au chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi que les résolutions et les recommandations des parlementaires sur la situation sécuritaire sont sabotées par le gouvernement congolais et ne sont jamais mises en execution. Une façon qui fait perdurer l’insécurité à l’Est de la RDC.
“J’ai fait remarquer au Chef de l’Etat congolais que les résolutions et recommandations du Parlement sont sabotées par le Gouvernement de la République et presque jamais mises en exécution”, a-t-il indiqué
Et d’ajouter: “Le Président de la République était surpris de constater que le Gouvernement n’a pas respecté l’adoption du Rapport de la Commission Défense et Sécurité du 29 septembre 2021 qui disposait des mécanismes concrets pouvant résoudre les problèmes sécuritaires de l’Est, alors que le M23 n’avait pas encore commencé ses offensives”.
Selon cet élu national, Il s’avère très nécessaire d’impliquer les différentes institutions de la République dans la prise de décisions pour une bonne sortie de crise qui s’impose à l’Est du pays, œuvres des agresseurs étrangers, dont le M23 appuyé par le Rwanda, les Adf et les groupes armés locaux.
Par ailleurs, ce député de l’opposition qui se dit candidat président en 2028 a cependant appelé le Président de la République d’être à l’écoute permanente du peuple sans chercher la confiance à travers des dirigeants politico-administratifs ou militaires qui oppriment la population afin de rendre palpable le souhaite du président celui de “l’unité et la cohésion”.
En unanimité pour une bonne unité et cohésion, les hauts dignitaires ont demandé la libération des prisonniers politiques et d’opinion voire ceux détenus dans des cachots secrets ainsi que le retour des exilés politiques et d’opinion.
Denis MUNGURIEK AN

