Kinshasa, 21 février 2025 – Les États-Unis d’Amérique (USA) ont annoncé, jeudi 20 février 2025, des sanctions visant deux individus et deux entités liés à des violations des droits humains dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC). Parmi les sanctionnés figurent James Kabarebe, ministre d’État rwandais chargé de l’intégration régionale, et Lawrence Kanyuka Kingston, porte-parole du M23 et de l’Alliance du fleuve Congo.
Dans un communiqué de Presse, les USA précisent que ces sanctions s’étendent également à deux entreprises sous leur contrôle, Kingston Fresh et Kingston Holding.
Depuis décembre 2024, le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, a étendu son emprise sur le territoire de la RDC, notamment en prenant le contrôle des villes de Goma (Nord-Kivu) le 27 janvier, et de Bukavu (Sud-Kivu) le 16 février. Cette offensive a causé des milliers de victimes civiles et des déplacements massifs, menaçant la stabilité régionale. En outre, trois soldats de la paix de l’ONU ont été tués et plusieurs blessés.
Les sanctions américaines rappellent l’importance du processus de Luanda, dirigé par l’Angola, pour trouver une solution à la crise. Washington appelle le Rwanda à cesser de soutenir le M23 et à retirer ses troupes de RDC. Les États-Unis demandent aussi aux deux gouvernements, rwandais et congolais, de tenir responsables ceux qui commettent des violations des droits de l’homme.
Cette mesure vise à intensifier la pression sur Kigali et à protéger la souveraineté de la RDC. Washington souligne que le conflit en cours entrave le développement économique de la région et dissuade les investissements étrangers, y compris ceux des entreprises américaines.
Magloire TSONGO

