Kinshasa, 22 février 2025- Alors que les affrontements entre les soldats de M23 et les forces congolaises (FARDC), se poursuivent au Nord-Kivu, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité, vendredi 21 février, une résolution contraignant les rebelles du M23 à cesser immédiatement leur offensive dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette résolution demande aux forces Rwandaises de cesser leur soutien au groupe armé M23 et de se retirer du pays de Félix Tshisekedi.
Dans cette résolution, le Conseil condamne fermement la prise de contrôle par le M23, le 28 janvier, de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, ainsi que de son aéroport international. Il condamne également la prise par les rebelles, le 14 février, de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu.
En effet, le Conseil décide que le M23 doit immédiatement cesser les hostilités, se retirer de toutes les zones sous son contrôle et démanteler les administrations « parallèles illégitimes » mises en place sur le territoire de la RDC.
Les efforts régionaux salués par le conseil de sécurité
Alors que des nombreux efforts sont fournis, les membres du Conseil de sécurité ont salué les efforts régionaux déployés par l’Union africaine (UA), la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) pour mettre en œuvre un cessez-le-feu immédiat, dans la zone.
Par ailleurs, ces derniers se sont déclarés disposés à envisager que la Mission de paix des Nations Unies, la MONUSCO, puisse jouer un rôle dans l’application et le suivi d’un futur accord.
Le conseil de sécurité a invité par la même occasion la RDC et le Rwanda à reprendre les pourparlers diplomatiques, conformément au processus de Luanda, principal cadre de négociation entre Kinshasa et Kigali, et au processus Nairobi, centré sur la résolution du conflit à l’intérieur de la RDC.
Trafic illégal de minerais
Pendant que la guerre se mène en RDC, les troupes rebelles profitent de l’extraction des minerais vendus au compte du Rwanda. Les membres du Conseil de sécurité ont condamné ce qu’ils ont qualifié d’exploitation illicite et le trafic systématiques des ressources naturelles dans l’est de la RDC.
Pour la cause, ils ont appelé à restreindre l’étiquetage illégal et assurer la transparence et la traçabilité des exportations de minéraux. Dans la même suite, le Conseil à exhorté toutes les entreprises opérant dans le secteur minier à mettre en œuvre le Mécanisme régional de certification de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.
Couloir humanitaire obligatoire
Dans la quête du bien être des congolais des zones occupées par les rebelles, les membres du Conseil ont demandé à toutes les parties prenantes au conflit d’ouvrir d’urgence des couloirs humanitaires temporaires dans le Nord- et Sud-Kivu, notamment via l’aéroport de Goma, qui doit être rouvert, l’aéroport de Kavumu et les points de passage frontaliers. C’est pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire aux déplacés et habitants fauchés par la guerre.
Roger KAKULIRAHI

