Bunia, 28 fevrier 2025 – Emmanuel Nobirabo, chef du groupement Chini ya Kilima, dans la chefferie d’Andisoma, territoire d’Irumu, alerte sur les conditions de vie déplorables que connaissent les populations retournées.
Il cite notamment le manque d’eau potable, des structures sanitaires adéquates et des structures scolaire. Il parle aussi des destructions massives de leurs produits champêtres par des animaux sauvages et féroces en errance dans les villages.
“Nous n’avons pas d’eau potable pourtant l’eau c’est la vie, ici nous buvons les eaux qui coulent avec trop de risques de contamination, pas de centres de santé,ni écoles. Les produits champêtres de la population retournées sont détruits par les animaux féroces,les habitants travaillent en perte suite aux menaces des animaux et veulent encore quitter les villages”, a-t-il indiqué.
Et d’ajouter, “Nous avons à plusieurs reprises solliciter l’intervention des autorités pour chasser ces bêtes, mais en vain, ça fait mal quand on seme sans récolter, vraiment nous souffrons ici”.
Il appelle ainsi les autorités compétentes à venir en aide à cette population qui ne sait pas à quel saint se vouer, car, poursuit-il, la vie, la santé et même l’éducation des enfants dans cette partie de la province sont menacées.
Parmi les animaux en divagation, il a cité notamment, les singes, les Babouins et bien autres
Toutefois, il a souligné que ce groupement jadis bastion de la milice Front patriotique integrationiste du Congo (FPIC)dit Chini ya Kilima est à ce jour vivable. Ceci grâce aux approches menées par les autorités en collaboration avec les leaders communautaires.
Denis MUNGURIEK AN

