Kinshasa, 16 mars 2025-L’Agence pour la promotion des classes moyennes (APROCM) a un nouveau membre à la tête de son Conseil d’administration. Il s’agit de Gisèle Kayembe Fontaine. Cette heureuse promue est présentée comme chargée de mission du ministre de l’Industrie Louis Watum.
Sa nomination est vivement critiquée. D’après des acteurs du secteur, cet acte posé par le ministre de l’industrie témoigne sa détermination à vouloir placé ses proches et intimes à la tête des services publics sous sa tutelle sans le moindre respect des règles administratives.
Pour s’en convaincre, ils présentent Gisèle Kayembe comme l’une de ses fidèles lieutenants. A les en croire, elle aurait pour mission à la tête de centraliser les informations stratégiques devant permettre à alimenter son parti “l’Action des Patriotes pour l’émergence du Congo” APEC en sigle.
Cette nomination succède une action controversée signée par le Ministre notamment la suspension et remplacement du Directeur Général de l’ANADEC Godefroid Kizaba. Cerise sur le gâteau, ce remplacement s’est concrétisée au cours d’une cérémonie de remise et reprise organisée sans même la présence du concerné.
“Sans se gêner ni se préoccuper de la cohésion nationale, le ministre Louis Watum signe un nouveau scandale en plaçant une personne sans expérience professionnelle requise à la tête de l’APROCM sur laquelle le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a toujours compté pour la création des emplois et la promotion des entrepreneurs dans différents secteurs de l’économie nationale”, déclarent certains cadres sous l’anonymat.
“Poussé par une gourmandise sans fin”, poursuivent-ils, Louis Watum “convoite maintenant la place d’autres personnalités des services publics sous tutelle afin d’y placer un de ses proches.
La hiérarchie interpellée
L’agence pour la promotion des classes moyennes est l’une de structures qui compte énormément pour le Chef de l’Etat, lui qui a toujours martelé de créer des millions congolais. Pour réussir, il convient de placer des personnes qu’il faut à la place qu’il faut afin d’obtenir le résultat escompté. Ainsi, des acteurs du secteur montent au créneau pour l’interpeller afin mettre fin à cette pratique qui semble bafouer sa vision.
C.P

