Kinshasa, 21 avril 2025- A travers une correspondance adressée ce lundi 21 avril, au président de la Cour constitutionnelle, l’ancien Premier ministre Matata Ponyo poursuivi par le ministère public devant cette haute Cour pour détournement de fonds, décide ne plus comparaître.
Il motive sa décision par la position de l’Assemblée nationale dont il est membre comme député national qui appelle la Cour à se conformer à la loi.
Il évoque ainsi la plénière du 17 avril 2025, laquelle, dit-il, l’Assemblée nationale a constaté que les poursuites diligentées contre lui sont inconstitutionnelles. A lui d’ajouter que cela violent également le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, en ce que ces poursuites sont exercées contre le député national qu’il est, couvert par mes immunités parlementaires.
Ainsi, il signe et persiste que la procédure actuelle est réputée irrégulière, illégale et inconstitutionnelle.
“De ce qui précède, il est indiqué que je me conforme à la position de mon institution, l’Assemblée nationale, la seule institution constitutionnellement habilitée à décider de la levée ou non des immunités parlementaires, pour me permettre de comparaître ou pas devant votre Haute et prestigieuse Cour. C’est-à-dire, à la demande de la Plénière de l’Assemblée nationale, je suis obligé de me plier à l’option de l’institution parlementaire auquel j’appartiens en arrêtant ma comparution dans le dossier sous rubrique”, écrit-il.
L’ancien premier ministre est reproché d’être à la base de la débâcle du Parc afro industriel de Bukanga. Au moins 205 millions ont été dilapidés. Il est coaccusé avec l’ancien gouverneur de la banque centrale Déo gracias Mutombo et le le gérant de la société Africom.
Matata Ponyo est attendu le 23 Avril devant la cour constitutionnelle pour présenter ses moyens de défense autour de ce dossier.
Cédric BEYA

