Bunia, le 14 mai 2025 – Les conditions de vie extrêmement précaires dans les prisons centrales de la province de l’Ituri, dans l’Est de la République démocratique du Congo, inquiètent le Parlement des jeunes de cette province.
Gloire Ibrahim Abasi, président de cette structure, déplore que ces prisons, censées être des centres de rééducation, se transforment en véritables mouroirs, et cela sous le regard du gouvernement congolais, particulièrement du ministère national de la Justice. Il affirme que cela fait huit mois que les détenus des prisons de Bunia, Mamba, Mahagi et Aru n’ont reçu aucune assistance de l’État.
À la prison centrale de Bunia, par exemple, Gloire Abasi révèle que seuls les jeunes détenus reçoivent une bouillie comme unique repas, au lieu d’une alimentation adéquate. Une situation qu’il qualifie de dramatique et qui met en péril la vie des détenus.
“La prison qui devrait être une maison de rééducation devient aujourd’hui un mouroir pour les jeunes arrêtés. Pendant huit mois, le gouvernement n’a pas assisté ces prisons, alors que les contribuables font leur part à travers les taxes. Le ministre Constat Mutamba, qui incarnait l’espoir pour la jeunesse, semble aujourd’hui une source de désespoir. Ce qui se passe en Ituri doit être traité avec la même attention que les problèmes rencontrés à Kinshasa, car le Congo ne se limite pas à la capitale”, a-t-il martelé.
En plus de ce manque de prise en charge, les établissements pénitentiaires sont confrontés à une surpopulation criante, bien au-delà de leur capacité d’hébergement.
DENIS MUNGURIEK AN

