Mambasa, 20 mai 2025- La chefferie de Bashu, située dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), a été le théâtre de violents affrontements armés entre deux factions rivales du mouvement d’autodéfense Wazalendo, ce mardi 20 mai 2025. Les combats se sont concentrés sur l’axe reliant les localités de Kasaka et Vurondo, plongeant la population locale dans une vive inquiétude.
Selon des sources locales, il s’agit d’un affrontement entre les éléments du groupe « Léopard » et ceux de la « Force d’Action Rapide – Wazalendo » (FAR-W). Les hostilités auraient été déclenchées à la suite de désaccords internes liés au contrôle territorial et à la gestion des ressources dans cette zone déjà instable.
Le bilan provisoire fait état d’un mort et d’un blessé du côté du groupe Léopard. En outre, plusieurs cabanes servant de base aux combattants Léopard ont été incendiées, réduites en cendres à la suite des combats. Ces violences ont momentanément paralysé les activités socio-économiques dans la région, créant un climat de panique parmi les habitants.
La situation a toutefois été maîtrisée dans l’après-midi par les éléments de la FAR-W, qui ont repris le contrôle de la zone. Le calme est progressivement revenu, bien que la population reste sur le qui-vive. Le notable local, Moïse Paluku Kiputulu, a confirmé l’incident et lancé un appel pressant à la vigilance. Il a exhorté les responsables du mouvement Wazalendo à renforcer la discipline dans leurs rangs pour éviter la répétition de tels conflits internes qui ne font qu’aggraver l’insécurité dans la région.
“Le bilan est d’un mort et d’un blessé du côté Léopard. Les cabanes de leur position ont été totalement incendiées. Pour l’instant, la situation est sous le contrôle de la FAR-W, après une tension qui a fortement perturbé les activités locales. Il est impératif que les responsables du mouvement prennent conscience de la gravité de ces affrontements afin de prévenir d’autres mésententes”, a déclaré Moïse Paluku Kiputulu.
Nos efforts pour entrer en contact avec les autorités militaires présentes dans la zone n’ont pas encore abouti, laissant pour l’instant certaines zones d’ombre autour des circonstances exactes de ces affrontements.
Cet incident soulève une fois de plus les défis liés à la coordination et à la cohésion entre les différentes factions des groupes d’autodéfense dans la chefferie de Bashu, en proie à des violences chroniques.
Roger KAKULIRAHI

