Mambasa, 26 Mai 2025- Les élèves du Nord-Kivu et du Sud-Kivu vont bel et bien passer l’Examen d’État cette année. Le gouvernement congolais a officiellement confirmé la tenue cette épreuve, rassurant ainsi des milliers de candidats, y compris ceux vivant dans des zones sensibles ou partiellement occupées par les rebelles du M23/AFC. Dans plusieurs localités du territoire de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo, actuellement sous contrôle des groupes armés, l’inquiétude grandissait quant à la possibilité de participer à ces épreuves nationales.
Dans le Grand Nord du Nord-Kivu, où les violences armées ont perturbé la vie quotidienne et le système éducatif, la nouvelle a été accueillie avec un grand soulagement. Les autorités provinciales assurent que toutes les dispositions sont en cours pour garantir un déroulement sécurisé et ordonné des examens. Des efforts sont déployés pour identifier, équiper et sécuriser les centres d’examen, notamment dans les zones sensibles.
Afin de soutenir les familles fortement touchées par les conflits et la crise économique, le gouvernement a également annoncé l’exonération totale des frais liés à l’Examen d’État dans ces deux provinces. Cette mesure vise à garantir l’égalité des chances et à encourager la scolarisation malgré le contexte difficile.
Le calendrier officiel prévoit le début des épreuves avec la dissertation pour le 2 juin. Quant à la session ordinaire, elle se déroulera du 28 au 31 juillet sur toute l’étendue du territoire national, y compris dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Malgré cette volonté politique forte, des défis logistiques et sécuritaires subsistent. Les autorités locales et les partenaires éducatifs devront redoubler d’efforts pour assurer le transport des élèves, la livraison du matériel d’examen, la protection des sites, et le bon encadrement du personnel éducatif. Un suivi constant sera nécessaire pour anticiper tout incident et garantir le bon déroulement des épreuves dans les zones les plus exposées.
Cette initiative du gouvernement représente un message fort en faveur de la résilience du système éducatif congolais. Elle traduit une volonté d’investir dans l’avenir, malgré l’adversité. Pour les élèves et leurs familles, c’est une lueur d’espoir, une opportunité de poursuivre leur parcours scolaire et de croire en un avenir meilleur.
Roger KAKULIRAHI

