Kinshasa, 2 juin 2025- Au cours d’un briefing presse organisé ce lundi 2 juin, le ministre de la Communication a salué l’appel au dialogue lancé par Martin Fayulu au Président Félix Tshisekedi, tout en mettant en garde contre “l’empire du mal”. De ce fait, il a soulevé la nécessité de création d’un “bloc patriote” pour faire face aux menaces extérieures visant la souveraineté du pays.
“Nous devons créer un bloc des patriotes capable de faire échec à toute initiative tendant à légitimer l’agression dont notre pays est victime, notamment de la part du Rwanda”, a déclaré Patrick Muyaya, dans une réaction à la presse.
Cette sortie intervient quelques heures après le discours solennel de Martin Fayulu, président de l’ECiDé, dans lequel il a publiquement tendu la main à Félix Tshisekedi pour une rencontre de haute portée patriotique, en vue de faire front commun face à ce qu’il appelle “une menace existentielle”.
Le Président de la République a rapidement répondu favorablement à cette main tendue. Sa porte-parole, Tina Salama, a confirmé que Félix Tshisekedi “salue le patriotisme et le sens d’engagement de Martin Fayulu » et se dit prêt à une rencontre pour « sauver la République”.
Patrick Muyaya a souligné que cette évolution est la preuve de la constance du Président Tshisekedi dans sa volonté d’unir les Congolais face aux défis majeurs.
“Le Président est un homme de paix. Il a toujours été prêt à collaborer avec tous ceux qui, comme lui, veulent défendre ce que nous avons de plus précieux : notre pays”, a insisté le porte-parole du gouvernement.
Muyaya a aussi mis en garde contre une campagne de “congolisation de l’agression”, une stratégie qu’il estime dangereuse et orchestrée pour déstabiliser la nation depuis l’extérieur.
“Un bloc se forme autour de ce que j’appelle l’empire du mal. Il faut le nommer clairement. Ce sont ceux qui, sous couvert de discours politiques ou religieux, cherchent à légitimer l’agression de notre pays”, a-t-il déclaré
Enfin, Muyaya conclut que l’heure est à l’unité nationale, et non aux querelles partisanes :
“Ce n’est pas une faveur que Fayulu a demandée. C’est un acte patriotique. L’enjeu dépasse les individus. Ce qui est en jeu ici, c’est la survie même de notre pays”, a-t-il conclu.
Cédric BEYA

