Kinshasa, 17 juin 2025- Le chiffre de 318 morts évoqué au territoire de Moba correspond à un bilan cumulé des atrocités survenues au cours des quatre dernières années. Cette précision a été apportée, lundi 16 juin, par le caucus des députés nationaux du Tanganyika, lors d’un entretien avec la Première ministre Judith Suminwa, à la Primature.
“Nous avons insisté sur la question de la sécurité et précisé l’ampleur du drame en cours à Moba. Ce chiffre représente un cumul des violences subies par la population depuis bientôt quatre ans. L’essentiel est d’agir en urgence pour rétablir une paix durable dans notre province”, a déclaré John Banza, chef de la délégation.
Cette mise au point intervient après plusieurs réactions suscitées par l’annonce faite, le 15 juin, par le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, lors de la clôture de la session de mars. Il avait présenté les 318 morts comme un événement récent, ce qui a semé la confusion.
Le lendemain, le cabinet du rapporteur de la chambre basse a publié un communiqué indiquant que le chiffre transmis à Kamerhe par le caucus des élus du Tanganyika était erroné. L’armée congolaise, par le biais de son porte-parole, a également démenti l’existence d’un massacre récent de cette ampleur à Moba.
Cette affaire met en lumière la nécessité d’une communication rigoureuse et responsable sur les questions sécuritaires, particulièrement sensibles dans un contexte de tensions persistantes à l’est du pays.
Cédric BEYA

