Kinshasa, 26 juin 2025- Le président de la République, Félix Tshisekedi, a reçu, mercredi 25 juin, à la Cité de l’Union africaine, l’ancien chef d’État nigérian Olusegun Obasanjo, en mission à Kinshasa dans le cadre de ses responsabilités de facilitateur pour le règlement de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Mandaté conjointement par la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), M. Obasanjo fait partie d’un groupe restreint de cinq anciens dirigeants africains désignés pour accompagner le dialogue entre Kinshasa et Kigali, au cœur d’une tension persistante liée à la situation sécuritaire dans les provinces orientales du pays.
Au cours d’un entretien d’environ deux heures, les deux hommes ont échangé sur les pistes diplomatiques susceptibles de ramener la stabilité dans la région, notamment face à l’activisme du mouvement rebelle M23 et d’autres groupes armés opérant dans les Kivu et en Ituri.
À l’issue de la rencontre, Olusegun Obasanjo a indiqué avoir récemment effectué une visite au Rwanda dans le cadre de sa médiation.
“Nous explorons toutes les pistes pour désamorcer les tensions entre le Rwanda et la RDC. Les échanges que j’ai eus avec les deux parties sont encourageants et progressent dans la bonne direction”, a-t-il déclaré.
Il a également annoncé qu’il poursuivra sa mission à Lomé, au Togo, où il s’entretiendra avec Faure Gnassingbé, président togolais et médiateur mandaté par l’Union africaine.
“Je vais rencontrer le président Gnassingbé pour faire le point sur la situation et définir les étapes suivantes en vue d’une paix durable”, a-t-il précisé.
M. Obasanjo s’est aussi félicité de l’implication croissante d’acteurs internationaux dans les efforts de stabilisation dans la région des Grands Lacs.
“Les initiatives menées par les États-Unis, le Qatar et d’autres partenaires sont à saluer. Chaque action qui contribue à la paix est bienvenue”, a-t-il souligné.
Pour rappel, lors du deuxième sommet conjoint EAC-SADC du 24 mars dernier, auquel avait pris part le Président Tshisekedi, cinq anciens chefs d’État africains avaient été désignés comme médiateurs régionaux. Ce panel comprend, outre Olusegun Obasanjo, Uhuru Kenyatta (Kenya), Kgalema Motlanthe (Afrique du Sud), Catherine Samba Panza (République centrafricaine) et Sahle-Work Zewde (Éthiopie). Leur sélection répondait à des critères d’équilibre régional, de représentation linguistique et de parité.
Le recours à ces personnalités expérimentées témoigne de la volonté des institutions africaines de favoriser une approche inclusive, coordonnée et durable pour résoudre la crise qui secoue l’Est congolais depuis plusieurs décennies.
La rédaction

