Beni, 19 août 2025- La province du Nord-Kivu fait face à une nouvelle vague de violences après les attaques perpétrées par les Forces démocratiques alliées (ADF) entre le 9 et le 16 août dans les territoires de Beni et de Lubero. Selon la MONUSCO, ces attaques ont causé la mort d’au moins 52 personnes, dont huit femmes et deux enfants, et provoqué d’importants dégâts matériels.
Des témoins évoquent des scènes de pillages, d’incendies et d’enlèvements, plongeant des communautés déjà fragiles dans une situation de grande détresse. Des maisons, des véhicules et des motos ont été incendiés, exacerbant le sentiment d’insécurité.
La cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, a dénoncé des “violations graves du droit international humanitaire” et exprimé sa solidarité avec les familles endeuillées. Elle a réaffirmé l’engagement de la Mission à protéger les civils et à soutenir les autorités congolaises dans les enquêtes.
Renforcement des mesures de protection
En réponse, la MONUSCO a renforcé ses dispositifs de sécurité dans les zones à risque. À Mayi-Moya, 206 civils, dont de nombreuses femmes et enfants, ont été mis à l’abri dans les bases de la Mission. Des patrouilles nocturnes conjointes avec les FARDC ont été organisées, notamment autour d’Oicha et sur l’axe Mavivi–Eringeti.
La Mission onusienne réaffirme son soutien aux autorités congolaises pour rétablir la sécurité dans la région, et appelle les groupes armés à déposer les armes afin de mettre fin à des violences qui déstabilisent durablement les populations locales.
Roger KAKULIRAHI

