Kinshasa, 26 août 2025- La ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a présenté, lundi 25 août, à l’Hôtel du Gouvernement, sa vision pour bâtir une société congolaise plus égalitaire, respectueuse des droits humains et inclusive.

Devant un parterre composé de représentants d’institutions publiques, de partenaires techniques et financiers, la ministre a dressé un état des lieux des principaux défis rencontrés par son ministère depuis sa prise de fonction. Elle a notamment pointé :
- la persistance de dispositions législatives obsolètes et contraires aux engagements internationaux de la RDC ;
- la difficulté pour les victimes de violences de financer leur défense devant la justice ;
- les obstacles rencontrés par les juridictions pour mettre en œuvre efficacement les mesures nécessaires.
Trois piliers d’action prioritaires
Pour répondre à ces enjeux, Micheline Ombae Kalama a décliné un programme d’actions reposant sur trois axes stratégiques :
1. La lutte contre les violences basées sur le genre ;
2. La promotion du genre et la protection des droits des femmes, des familles et des enfants ;
3. La masculinité positive, afin d’impliquer davantage les hommes et les garçons dans la transformation sociale.
Elle a par ailleurs insisté sur la poursuite de plusieurs initiatives majeures, telles que : le fonctionnement du Comité interministériel et du Conseil national genre et parité ; la construction de « maisons de la femme » dans les provinces, regroupant des services essentiels pour l’accompagnement des femmes ; la redynamisation du processus de création du Parlement de l’enfant en RDC.
Le soutien des partenaires internationaux
La cérémonie a également été marquée par l’intervention d’Arlette Mvondo, représentante intérimaire de l’ONU Femmes en RDC, qui a réaffirmé l’appui de son organisation :
“Vos priorités sont non seulement une feuille de route, mais aussi une opportunité de transformer durablement la vie des femmes et des filles en République Démocratique du Congo. Les partenaires techniques et financiers réitèrent leur engagement à accompagner le gouvernement dans ses efforts pour promouvoir les droits des femmes, favoriser leur autonomisation économique et garantir leur pleine participation à la vie politique, économique, sociale et technologique”, a-t-elle déclaré.
Une approche transversale
À travers l’implantation de cellules Genre dans chaque ministère, notamment ceux en charge des Droits Humains, de l’EPST, de l’ESU, de la Justice, de la Santé et des Affaires sociales, le ministère entend renforcer le statut des femmes et des enfants dans toutes les politiques publiques.
La ministre a conclu en réaffirmant la détermination de son ministère à travailler en synergie avec le gouvernement et les partenaires afin de concrétiser cette vision d’une société congolaise plus juste, équitable et inclusive.
La rédaction

