Beni, 26 août 2025 – l’Auditeur Général près la Haute Cour Militaire a prononcé un réquisitoire dans l’affaire de complot armé contre le régime de Félix Tshisekedi . Au cœur de ce dossier explosif le Général de Brigade Inyengele Bakati Ericsson, ancien Commandant Adjoint de la Garde Républicaine, accusé avec une trentaine de militaires et civils de s’être engagés dans une entreprise insurrectionnelle visant à renverser le pouvoir en place par la force.
Dans un exposé méthodique et détaillé, le Ministère Public a requis des peines sévères, allant jusqu’à 15 ans de servitude pénale principale assortie de la destitution, à l’encontre du général Inyengele et de ses principaux complices, notamment les Colonels Mulingwa, Lusenge et le Lieutenant-Colonel Kambale Batatshoki. D’autres prévenus, jugés comme exécutants ou collaborateurs secondaires, risquent entre 5 et 10 ans de servitude pénale. Une seule demande d’acquittement a été formulée, en faveur du Capitaine Ngoyi Freddy.
Le parquet militaire fonde ses accusations sur des procès-verbaux d’interrogatoires accablants. Il est reproché au Major Paluku, alors chef du bureau armement de la Force Terrestre, d’avoir été mandaté pour équiper les insurgés. Le Major Kavira, officier de renseignement, devait pour sa part s’emparer du centre stratégique de Kibomango. L’hôtel « Prince », appartenant à l’un des prévenus, aurait servi de quartier général aux conspirateurs et abrité l’enregistrement d’un discours de prise de pouvoir.
La Haute Cour Militaire a suspendu l’audience après cette charge implacable. Lors de la prochaine étape du procès, la parole sera donnée à la défense. Un affrontement judiciaire de haute intensité s’annonce, dans une affaire qui tient en haleine l’opinion nationale.
Magloire TSONGO

