Kinshasa, 27 août 2025- À l’approche de la rentrée parlementaire de septembre, largement consacrée au budget, le gouvernement multiplie les concertations. Ce mercredi, le ministre d’État en charge des Relations avec le Parlement, Guy Loando Mboyo, a été reçu par le Vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, pour faire le point sur l’avancement du projet de loi de finances 2026.
La rencontre, tenue au cabinet du ministre du Budget en présence du vice-ministre Elysée Bokumwana et du directeur de cabinet Blanchard Mongomba, a permis d’évaluer le processus de finalisation du texte qui sera bientôt soumis au Parlement.
“Nous sommes venus nous enquérir de cette nouvelle loi de finances de 2026, encore à l’état de projet, qui sera prochainement soumise au Parlement. Dans le cadre de la collaboration, il était question de nous abreuver auprès du VPM, qui nous a réservé un accueil chaleureux. Nous avons été édifiés, car nous serons appelés à travailler ensemble tout au long de la session budgétaire”, a déclaré Guy Loando à l’issue de l’audience.
De son côté, Adolphe Muzito a rassuré son collègue sur l’état d’avancement des travaux. Il a confirmé que le budget 2026 sera revue à la hausse et prendra en compte les préoccupations majeures de la population. Lors de sa prise de fonctions, le Vice-Premier ministre avait déjà annoncé son ambition de doubler le budget de l’État, grâce à la poursuite des réformes et à un effort de rationalisation des dépenses publiques.
“Le plus grand défi demeure celui de concrétiser les engagements du Président de la République, en particulier envers les populations de l’Est, notamment à travers la relance des infrastructures routières”, a-t-il rappelé.
Cette ambition traduit une vision à la fois réaliste et audacieuse : doter la RDC de moyens financiers à la hauteur de ses besoins de développement. En plaçant les préoccupations des citoyens au cœur de la préparation du budget 2026, Adolphe Muzito entend transformer les promesses politiques en résultats concrets.
Son approche, axée sur des réformes structurelles, vise à renforcer la transparence, la crédibilité et l’efficacité de la dépense publique, tout en ouvrant la voie à une gestion budgétaire plus proche des attentes de la population.
Cédric BEYA









