Kinshasa, 02 septembre 2025- Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Jacquemin Shabani, a dénoncé, mardi 2 septembre, au cours d’un briefing presse, ce qu’il qualifie de “contradictions” dans les récentes déclarations de l’ancien président Joseph Kabila, qui accuse Kinshasa de bloquer le dialogue national.
Pour lui, il est paradoxal que l’ancien chef de l’État, accusé d’appuyer le mouvement rebelle AFC/M23, se présente en promoteur du dialogue.
“Vous ne pouvez pas prendre les armes et réclamer un dialogue. M. Kabila, ancien président de la République, élu par ce peuple, a décidé de prendre les armes pour tuer des Congolais ; et il ose parler de dialogue”, a-t-il déclaré.
Le VPM de l’Intérieur a jugé cette sortie médiatique comme une “moquerie” envers les victimes des violences dans l’Est du pays.
“C’est insultant pour un ancien président de tenir de tels propos après avoir pris les armes contre son propre peuple”, a-t-il insisté.
De son côté, le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, a réagi aux propos de Joseph Kabila sur la prétendue “persécution” de certains officiers de l’armée.
“Dans une quête de justice, nous voulons une armée réformée et plus forte. Si des fonds ont été détournés, la justice doit établir la vérité. Cela ne peut pas être récupéré politiquement pour servir une cause”, a-t-il affirmé.
Cédric BEYA









