Kinshasa, 4 septembre 2025- Alors que plusieurs représentants politiques et sociaux congolais prennent part au forum initié par la Fondation Thabo Mbeki en Afrique du Sud, le chercheur en communication et enseignant à l’Université Pédagogique Nationale (UPN), Samuel Balmushum, a vivement critiqué cette rencontre, la qualifiant de “pure distraction”.
Pour lui, la République démocratique du Congo n’a pas besoin de nouveaux cadres de concertation, étant déjà engagée dans trois processus majeurs : Washington, Doha et le dialogue intercongolais mené sous l’impulsion des confessions religieuses, qui ont défini une feuille de route claire.
“Il ne faudrait pas confondre les époques”, souligne Balmutshun, avant de préciser que “l’initiative prise par le président Thabo Mbeki n’engage pas l’État sud-africain, mais une fondation privée”.
Par ailleurs, il appelle les Congolaises et les Congolais à se rassembler autour du chef de l’État, qui a rassuré la population qu’en cas de dialogue, celui-ci sera convoqué à son initiative et avec des acteurs nationaux, non inféodés à des influences extérieures..
Le forum de Johannesburg réunit plusieurs figures congolaises, notamment Mgr Donatien Nshole (CENCO) et le Rév. André Nsenga (ECC), ainsi que des représentants du Front Commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, dont Emmanuel Shadary, André Kimbuta, Néhémie Mwilanya.
Dans le même temps, d’autres leaders de l’opposition, à l’instar de Jean-Marc Kabund et des partisans d’Augustin Matata Ponyo, dénoncent une interdiction de voyager qui les aurait empêchés de participer à ces assises.
Cédric BEYA

