Kinshasa, 6 septembre 2025- Les députés nationaux interpellés vendredi dans la capitale ont finalement été libérés, après plusieurs heures de détention. La scène a plongé l’Assemblée nationale et la majorité présidentielle (union sacrée) dans une nouvelle zone de turbulences.
les arrestations avaient ciblé à la fois les pétitionnaires opposés au bureau de l’Assemblée nationale, dirigé par vital kamerhe, et les contre-pétitionnaires qui soutiennent ce même bureau. Alors que les premiers avaient réussi à s’échapper, une douzaine de députés favorables au bureau, réunis à l’hôtel Rotana (Kin Plazza hôtel), avaient été maintenus en détention avant leur libération.
Parmi eux figuraient notamment Claude Misare, Emile Sumaili, Véronique Lumanu, Ida kitwa, Ilunga Leu et Jovany Ilunga Liyolo, selon les précisions du député Olivier Kabeya Sombamanya.
Ce dernier a dénoncé des « arrestations arbitraires et fondées sur des motifs infondés”, estimant qu’elles portent atteinte aux droits fondamentaux et au bon fonctionnement des institutions. Il avait exigé la libération immédiate de ses collègues, une demande finalement suivie d’effet.
Cet épisode met en lumière les tensions croissantes au sein de l’Union sacrée, où la pétition visant à déstabiliser le bureau de Vital Kamerhe a déclenché une série de réactions en chaîne. Derrière ces batailles de signatures se cachent des fractures profondes et une lutte d’influence au sommet de l’appareil législatif.
Alors que la population attend des réponses claires, cette affaire soulève une fois de plus la question du respect des procédures démocratiques et de l’indépendance des élus dans l’exercice de leurs mandats.
La rédaction

