Kinshasa, 7 septembre 2025- Quatorze députés nationaux dont Marcel Tshipepele (Kananga), Lady Yangotikala (Kisangani) et Ida Godalena (Bukama) expriment une vive inquiétude pour leur sécurité et celle de leurs familles après avoir été arrêtés arbitrairement et brutalisés à Kinshasa.
Ces parlementaires affirment avoir été notifiés sans motif, fouillés jusque sous leurs vêtements, dépouillés de leurs biens et embarqués de force dans un bus militaire. Plusieurs d’entre eux, souffrant de problèmes de santé, n’ont pas été autorisés à prendre leurs médicaments pendant leur détention.
Selon leurs témoignages, à leur arrivée dans les locaux du Conseil national de cyberdéfense, ils ont été forcés de décliner leur identité devant une caméra et alors qu’ils étaient retenus dans une salle jusqu’à 3 heures du matin. Bien que leurs téléphones aient été restitués, leurs sacs, leur argent et le texte de leur motion demeurent confisqués.
Pour rappel, ces élus recueillaient des signatures pour une motion de soutien à la stabilité des institutions et au bureau de l’Assemblée nationale lorsqu’ils ont été interpellés.
Ils dénoncent l’absence totale des procédures légales, sans procès-verbal ni interrogatoire, qualifiant l’incident d’intimidation grave contre les parlementaires et la démocratie.
La rédaction

