Mambasa, 11 septembre 2025- La commune d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, a vécu, jeudi 11 septembre, une paralysie totale des activités socio-économiques et éducatives. À l’appel de la société civile, noyau communal, la population a observé une journée de deuil en mémoire des civils récemment massacrés par les combattants ADF, à Fotudu ainsi que dans d’autres localités meurtries des territoires de Beni et Lubero.
Les rues sont restées désertes, les commerces fermés et les établissements scolaires vides, traduisant la douleur collective d’une population profondément touchée par ces tueries.
La société civile a salué cette attitude et a appelé la population à reprendre normalement ses activités dès ce vendredi 12 septembre. Elle a souligné que cette mobilisation citoyenne était une marque de solidarité et de résistance face à la violence récurrente imposée par les ADF.
De leur côté, les autorités locales ont annoncé un renforcement du dispositif sécuritaire dans les zones sensibles de la commune afin d’anticiper d’éventuelles perturbations de l’ordre public. Ce même jeudi, d’autres corps de victimes ont été inhumés dans une atmosphère de grande émotion et de désolation au sein des familles et des communautés touchées.
Ces massacres, attribués aux combattants ADF, rappellent la gravité de la crise sécuritaire qui continue de frapper l’Est de la République démocratique du Congo, particulièrement les territoires de Beni et de Lubero. La population, endeuillée mais résiliente, réitère son aspiration à la paix et à une protection plus efficace des civils.
Roger KAKULIRAHI

