Mambasa, 20 septembre 2025- En dépit d’une interdiction formelle de sa direction nationale, l’Office National des Produits Agricoles du Congo (ONAPAC) dans la province de l’Ituri continue d’enregistrer les champs de Cacao dans le groupement Babila Teturi, en territoire de Mambasa. Des agents perçoivent toujours une taxe illégale de 15.000 francs congolais par cultivateur, en violation des directives officielles.
Dans un communiqué transmis à la presse, la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) locale dénonce une « persistance dans l’illégalité » de la part des agents de l’ONAPAC/Mambasa, accusés d’ignorer délibérément les ordres de leur hiérarchie. Ce samedi encore, des opérations ont été constatées à Téturi Centre, notamment dans le village de Kaetabe.
Ézéchiel Barnabas, déjà mobilisé sur ce dossier, avait mis en garde les populations contre cette perception arbitraire. Il affirme qu’aucun fondement légal ne justifie une telle taxe, qui touche des cultivateurs souvent en situation de grande précarité.
Bien que la direction nationale de l’ONAPAC ait ordonné la suspension immédiate de ces enregistrements, les pratiques illégales se poursuivent sur le terrain, sans que des sanctions ne soient appliquées.
Face à cette impunité, la NSCC appelle à une intervention urgente des autorités compétentes. Elle exige non seulement l’arrêt immédiat de l’opération, mais aussi des mesures disciplinaires contre les agents responsables.
“Nous refusons que des cultivateurs soient extorqués sous couvert d’un enregistrement sans base légale. Trop, c’est trop”, insiste la NSCC, exhortant la population à résister à toute pression ou intimidation.
Le groupement de Babila Teturi, situé sur l’axe Mambasa–Makeke (RN44), est l’un des bastions agricoles du territoire. Pour la société civile locale, il est impératif de protéger les producteurs contre les abus administratifs et les tracasseries qui freinent leur activité.
Roger KAKULIRAHI

