Kinshasa, 24 septembre 2025- À la tribune des Nations unies, le 24 septembre, Félix Tshisekedi a lancé un message sans équivoque à la communauté internationale. Le président congolais a demandé que les atrocités commises dans l’Est de la République démocratique du Congo soient enfin qualifiées pour ce qu’elles sont, selon lui : un génocide qui frappe son peuple depuis trois décennies.
“Ce qui se passe dans mon pays n’est pas un simple conflit armé, mais un génocide silencieux. Depuis 30 ans, des millions de Congolais ont été massacrés, déplacés, privés de leur avenir. Si le monde hésite encore à nommer notre douleur, nous n’attendrons pas”, a-t-il déclaré, en appelant les États membres à la solidarité et au respect du droit international.
Félix Tshisekedi a ensuite dénoncé la responsabilité de l’armée rwandaise et du mouvement M23-AFC, accusés de poursuivre les tueries malgré une résolution du Conseil de sécurité. “Le Congo ne demande pas de charité. Il exige justice, vérité et dignité”, a martelé le chef de l’État.
Tout en adoptant un ton ferme, Tshisekedi a salué la médiation engagée par les États-Unis et le Qatar, soulignant que ces efforts ouvrent une perspective crédible pour un retour progressif à la paix dans l’Est de la RDC.
Par ce discours, le président congolais entend placer la reconnaissance internationale du “génocide congolais” au centre des débats mondiaux, tout en appelant à la fin de l’impunité qui, selon lui, entretient la spirale de la violence dans son pays.
Cédric BEYA

