Kinshasa, 2 août – Près de 540 civils exécutés et plus de 1.450 personnes enrôlées de force. C’est le lourd bilan imputé au M23 dans un rapport accablant publié, jeudi 2 octobre, par les Nations unies sur la situation des droits humains en République démocratique du Congo.
L’ONU affirme avoir recensé au total 1.154 violations des droits humains au cours du dernier trimestre, principalement dans les zones du Nord et Sud-Kivu contrôlées par la rébellion.
Dans le seul territoire de Rutshuru, au moins 539 civils ont été exécutés sommairement par le M23 lors d’opérations dites anti-FDLR, menées avec l’appui présumé de l’armée rwandaise. Parmi les victimes, on dénombre 52 femmes et 24 enfants, massacrés dans la chefferie de Bwisha après avoir été soupçonnés d’être liés aux FDLR.
Le rapport indique également que 1.454 personnes ont été contraintes à rejoindre les rangs du M23, certaines envoyées dans des camps d’entraînement. Parallèlement, la rébellion a poursuivi ses conquêtes à Walikale et Masisi, malgré le cessez-le-feu prévu par le processus de paix de Doha.
Sur le terrain, les hostilités se sont ravivées. L’aviation congolaise a repris ses frappes et a visé ce jeudi des positions rebelles à Buleusa, dans le territoire de Walikale.
Sur le plan politique, les négociations piétinent. Le dernier round de Doha n’a débouché que sur un engagement de principe concernant la libération de prisonniers par l’entremise du HCR, sans avancée concrète.

