Mambasa, 7 octobre 2025- Alors que la rébellion de l’AFC/M23 poursuit son expansion dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu avec le soutien des forces rwandaises, provoquant un afflux croissant de réfugiés vers le Burundi, l’Ouganda et le Rwanda, le gouvernement congolais a profité de la 76e session du Comité exécutif du HCR à Genève, du 6 au 10 octobre 2025, pour revenir sur les initiatives en cours pour le retour de la paix dans l’Est du pays et les conditions de retour des réfugiés congolais se trouvant au Rwanda.
“Le retour volontaire et organisé des réfugiés congolais dans l’Est de la République Démocratique du Congo, notamment dans les localités actuellement occupées par l’AFC/M23, ne pourra se faire qu’après le cessez-le-feu, la restauration de l’autorité de l’État et la vérification de la nationalité des candidats au retour afin de légitimer ce processus de retour. Ce retour que nous souhaitons durable devra être accompagné des activités de réintégration et de reconstruction post-conflit afin de favoriser une cohabitation et une coexistence pacifique entre les rapatriés et la communauté locale”, a déclaré le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, dans des propos relayés par actualite.cd.
Par ailleurs, Kinshasa précise que ce rapatriement volontaire concerne les réfugiés congolais dans tous les neuf pays voisins, avec le plus grand nombre en Ouganda, qui accueille plus de 600 000 réfugiés congolais.
Ces assises à Genève interviennent près de trois mois après la signature d’un accord tripartite à Addis-Abeba entre la RDC, le Rwanda et le HCR. L’accord visait à relancer le processus de retour sécurisé des réfugiés rwandais en RDC et des réfugiés congolais au Rwanda.
Ce processus s’inscrit dans le cadre des accords précédents, notamment l’accord de Washington entre Kinshasa et Kigali, ainsi que la déclaration de principes entre Kinshasa et la rébellion de l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda, avec le soutien des États-Unis et du Qatar.
Roger KAKULIRAHI

