Kinshasa, 18 octobre 2025- Kaniama Kasese, longtemps perçue comme une simple étendue de brousse isolée dans la province du Haut-Lomami, est en pleine métamorphose. Grâce à la vision du Service National, sous la direction du Lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, un projet ambitieux baptisé “Mandala City” est en train d’y voir le jour. Une véritable cité moderne bâtie par d’anciens délinquants “Kuluna”, réinsérés, aujourd’hui devenus bâtisseurs de la nation.
En visite sur le site, le commandant du Service National a lui-même constaté l’état d’avancement des travaux. Son objectif est clair. Faire de Kaniama Kasese un centre décisionnel de l’État au cœur du pays.

“Kaniama Kasese devient de plus en plus attrayant. On y reçoit de nombreuses visites de marque, à commencer par le Président de la République. Nous voulons mettre tout le monde dans de bonnes conditions”, a-t-il déclaré.
Ce qui n’était hier qu’un espace reculé accueille aujourd’hui une cité moderne en pleine construction :
- Des villas équipées totalisant 72 chambres,
- Un hôpital ultra moderne, dont les équipements sont déjà arrivés à Lubumbashi,
- Une grande salle de conférence, apte à accueillir des réunions au plus haut niveau, voire un Conseil des ministres,
- Une cour de tennis, un terrain de basket, une salle de sport,
- Et même un bureau présidentiel, destiné au Chef de l’État, commandant suprême des FARDC, de la Police et du Service National.

Ce projet est réalisé par des jeunes issus des milieux difficiles, notamment d’anciens kulunas, réintégrés par le Service National à travers une formation rigoureuse alliant discipline, travail, éducation et patriotisme.
Outre la transformation urbaine, Kaniama Kasese est aussi devenue un centre agro-pastoral. À son arrivée à la tête du Service National, le Lieutenant-général Kasongo n’y avait trouvé que 4 têtes de bétail. Aujourd’hui, il en compte 6 000, avec une projection de 10 000 têtes d’ici l’année prochaine.
“Mandala City” illustre la vision de transformation sociale portée par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, notamment en matière de réinsertion des jeunes désœuvrés et de réduction de l’insécurité urbaine.
Le Service National démontre ainsi qu’avec une volonté politique ferme et des moyens ciblés, il est possible de convertir des faiblesses sociales en forces productives, tout en décentralisant le développement et en valorisant les zones longtemps laissées pour compte.
Ce projet, encore en cours, attire l’attention et suscite l’espoir. Dans un contexte où de nombreuses zones rurales sont oubliées, Mandala City se veut un symbole de renaissance nationale, où la discipline, l’effort collectif et la vision stratégique convergent pour bâtir un avenir meilleur.
Cédric BEYA

