Bunia, 29 octobre 2025 -La situation sécuritaire reste préoccupante dans la chefferie de Babila-Bakwanza, territoire de Mambasa. Depuis la matinée du 29 octobre 2025, des hommes armés ont été aperçus circulant librement dans plusieurs localités, notamment à Maliembu, Tikwi et le long de l’axe menant vers Pesiko. Leur présence ravive la peur au sein des communautés locales, déjà durement éprouvées par des épisodes récurrents d’insécurité.
Selon plusieurs acteurs de la société civile, ces éléments armés profiteraient de leur mobilité pour imposer des taxes illégales aux agriculteurs, en pleine saison agricole, semant la panique parmi les populations rurales. Une situation qui menace non seulement la sécurité des habitants, mais aussi la production vivrière, pilier de l’économie locale.
Il convient de rappeler qu’une opération conjointe FARDC–Wazalendo avait été menée le 16 octobre dernier dans les villages de Cinquantenaire, Tikwi et Dinda. Plusieurs assaillants y avaient été neutralisés et repoussés. Malgré ce succès militaire, la réapparition de mouvements suspects dans la zone montre que la menace demeure bien présente.
La société civile Forces Vives de Mayuano, dirigée par André Stevin, appelle les autorités à renforcer les dispositifs sécuritaires afin de prévenir tout drame. Elle souligne l’urgence d’une intervention rapide et coordonnée pour protéger les civils et garantir leur libre accès aux champs, en cette période cruciale pour l’agriculture locale.
De son côté, la jeunesse de Mayuano, à travers son président Dieu-Merci Bin Angbwepa, mobilise les jeunes du village et des localités voisines notamment Bango, Masange et 26 Kilomètres à une vigilance accrue. Elle invite également à éviter tout comportement pouvant affaiblir la capacité de réaction communautaire, notamment la consommation excessive d’alcool, afin de demeurer attentif aux mouvements suspects.
Face à cette recrudescence d’alertes sécuritaires, la population de Mayuano attend une réponse rapide et concrète des forces de défense et des autorités provinciales pour sécuriser durablement la zone et préserver les moyens de subsistance des habitants.
Roger KAKULIRAHI

