Mambasa, 31 octobre 2025- L’absence d’infrastructure sanitaire continue de coûter des vies à Kasoko Mutongolo, dans le groupement Bangole, chefferie de Babila-Babombi (territoire de Mambasa). Depuis le début de l’année 2025, cinq personnes sont mortes lors de transfert vers Biakato Centre, faute de soins médicaux immédiats.
Parmi les cas récents figurent un homme d’environ 40 ans, identifié comme Monsieur Kaleru, décédé en cours d’évacuation à hauteur de Musiko. Les habitants parcourent de longues distances à pied ou sur moto-taxi, souvent sans atteindre l’hôpital, faute d’un centre de santé de proximité et de moyens de transport adaptés.
Kasoko Mutongolo compte près de 1 000 ménages, mais ne dispose d’aucune structure sanitaire fonctionnelle. À l’inverse, la localité voisine de Biakato-Mayi, qui bénéficie d’un centre de santé malgré une population d’environ cinquante ménages, reste peu fréquentée à cause de l’insécurité dans la zone.
Selon Ram’s Malikidogo, défenseur des droits humains au sein de la CRDH/Mambasa, ces décès traduisent une urgence humanitaire silencieuse dans cette partie de la chefferie de Babila-Babombi. Il affirme que la population se sent sacrifiée et appelle les autorités sanitaires de la zone de santé de Mandima à mettre fin à cette situation qualifiée d’« hémorragie humaine » par les acteurs communautaires.
Roger KAKULIRAHI

