Mambasa, 5 novembre 2025- La Société Civile Forces Vives de Bombo a exprimé sa profonde inquiétude face aux agissements de certains éco-gardes de la Réserve de Faune à Okapi (RFO). Dans une déclaration rendue publique récemment, l’organisation accuse cinq agents de la RFO d’avoir commis des exactions contre les populations riveraines, entraînant des pertes financières et matérielles, ainsi qu’une menace pour la sécurité alimentaire des habitants.
Selon la déclaration signée par Ézéchiel Kambale, vice-coordinateur de la Société Civile Forces Vives de Bombo, le 22 octobre 2025, un groupe de riverains revenant du village Mavuvu, par un sentier agricole long de 7 km depuis Badengaido, aurait été attaqué et dépouillé. Les victimes auraient perdu 80 000 FC pour un porteur de fardeaux, 50 000 FC pour un taximan, ainsi que plus de 12 grammes d’or.
Destruction de cultures et pertes économiques
Les exactions se seraient poursuivies, notamment avec la destruction de plus de 1 500 plantules de cacao, le 3 novembre 2025, dans un champ situé à 8 km de Badengaido, en chefferie des Bombo, territoire de Mambasa (Ituri). Cet acte menace directement les revenus des familles locales, le cacao constituant la principale source de subsistance de la population.
La déclaration mentionne également l’arrestation arbitraire de quatre chauffeurs de triporteurs transportant des matériaux de construction. Ces derniers auraient été contraints de rebrousser chemin, en violation des règles de gestion de la réserve.
Sur le plan économique, ces actions provoquent d’importantes pertes : elles engendrent des coûts supplémentaires pour la replantation, retardent la première récolte significative de cacao et compromettent l’éducation des enfants, l’accès aux soins de santé et la sécurité alimentaire des ménages.
Appel à la réaction de la RFO et des autorités
Face à ces incidents, la Société Civile Forces Vives de Bombo interpelle directement la direction de la Réserve de Faune à Okapi, l’exhortant à indemniser les victimes et à présenter des excuses publiques. Elle appelle également les autorités locales et les services de sécurité à diligenter une enquête approfondie sur ces agissements.
Pour l’heure, la Réserve de Faune à Okapi (RFO) n’a pas encore réagi aux accusations formulées par la Société Civile.
Roger KAKULIRAHI

