Mambasa, 6 novembre 2025- La ville de Belém, capitale de l’État du Pará au nord du Brésil, accueille cette semaine la 30ᵉ Conférence des Parties sur le changement climatique (COP30). Un rendez-vous crucial où plus de 143 pays, parmi lesquels près de 100 chefs d’État et de gouvernement, se réunissent pour réfléchir aux solutions globales face au réchauffement planétaire.
Au cœur de cette dynamique mondiale, la République Démocratique du Congo (RDC) occupe une place de choix. Dans un contexte où les forêts tropicales et les écosystèmes stratégiques deviennent le levier clé pour stabiliser le climat, il est désormais reconnu qu’aucune politique climatique durale ne peut être élaborée sans la participation active de la RDC. Avec le Brésil et l’Indonésie, le pays représente l’un des trois poumons verts de la planète grâce à ses forêts du bassin du Congo, ses tourbières, ses réserves d’eau et sa biodiversité exceptionnelle.
Arrivé dans la nuit de mercredi à Belém, au cœur même de la forêt amazonienne, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo participe à ce rendez-vous mondial pour porter la vision congolaise : faire de la RDC un acteur souverain, responsable et incontournable dans la transition écologique mondiale. « Pays-solution », la RDC entend non seulement jouer son rôle environnemental, mais également tirer bénéfice de ses ressources naturelles dans un cadre juste, équitable et durable.
Au cours du Sommet des chefs d’État lancé ce 6 novembre, le Président congolais devrait exposer les priorités nationales : valorisation équitable des écosystèmes, lutte contre la déforestation, transition énergétique, développement d’une économie verte créatrice d’emplois, et financement climatique juste pour les pays forestiers.
En portant la voix du bassin du Congo à la COP30, Kinshasa rappelle au monde que la protection du climat passe par la reconnaissance et la valorisation des États qui détiennent les clés de la régulation écologique mondiale. La RDC ne vient pas supplier, elle vient proposer, contribuer et s’affirmer comme pilier de la solution climatique globale.
Roger KAKULIRAHI

