Kinshasa, 14 novembre 2025- La commune de Ngaliema est sous tension. Depuis plusieurs semaines, les habitants vivent au rythme de vols à main armée, d’agressions nocturnes et d’actes de banditisme qui s’intensifient dans plusieurs quartiers. Face à cette spirale d’insécurité, le Rapporteur du Conseil communal, Thierry Makobele, a décidé de hausser le ton.
L’élu a officiellement saisi, jeudi 13 novembre, les autorités de la Ville-Province de Kinshasa pour tirer la sonnette d’alarme. Dans une correspondance adressée au VPM de l’intérieur et sécurité et consultée par Dépêche.cd, il dresse un tableau préoccupant : des poches de criminalité émergent et s’enracinent dans des zones comme Ngomba-Kinkusa au (Champ des tirs, Matshotsho), Camp-Luka, Camp Munganga, DGC/Pompage, Buadi Masisi, Djelo-Binza (Mayi Zelu), Finda, Mama-Yemo, et bien d’autres.
Partout, les témoignages convergent : nuits agitées, déplacements dangereux, braquages ciblés, jeunes armés semant la panique dans les rues.
Pour l’élu, il ne s’agit plus d’incidents isolés mais d’un phénomène qui menace l’équilibre social de la commune. Il appelle donc à une mobilisation totale : renforcement des patrouilles, coordination entre services de sécurité, implication accrue des structures communautaires et mise en place de mécanismes préventifs durables.
“La population ne peut plus vivre dans la peur permanente”, insiste Makobele, qui exhorte les instances décisionnelles à agir avant que la situation ne s’enlise davantage.
Ngaliema ne demande pas seulement de l’attention, elle exige des solutions. Et pour Thierry Makobele, l’heure n’est plus aux diagnostics mais à l’action immédiate.

