Beni, 26 Novembre 2025 – La Société civile Forces vives du Nord-Kivu alerte les plus hautes autorités de la République démocratique du Congo sur une série de pratiques illégales observées au centre temporaire de capture pour l’acquisition du passeport biométrique à Beni, siège provisoire des institutions provinciales. Selon les informations recueillies, des frais supplémentaires non officiels y seraient exigés des demandeurs.
Au-delà des 75 dollars légalement versés à la banque conformément au tarif officiel arrêté par le ministère des Affaires étrangères, des agents impliqués dans la chaîne de délivrance du passeport exigeraient des paiements additionnels. Des membres de l’ANR réclameraient aussi 20 dollars lors du dépôt de la preuve de paiement, tandis que l’équipe chargée de la capture biométrique demanderait 30 dollars par requérant.
Ces perceptions illégales se dérouleraient sans délivrance de la moindre pièce justificative. Une situation qui soulève plusieurs interrogations : ces fonds sont-ils réellement reversés au Trésor public ? Et si ce n’est pas le cas, où sont-ils orientés et au bénéfice de qui ?
Face à ces pratiques assimilables à de l’extorsion, la Société civile demande l’ouverture d’enquêtes rapides et impartiales afin d’identifier les percepteurs, leurs éventuels complices et la destination exacte des sommes collectées.
Elle plaide pour que des sanctions exemplaires soient prises à l’encontre des agents fautifs, alors que la population du Nord-Kivu, meurtrie depuis des décennies, mérite protection et considération.
Dans cette correspondance adressée à la ministre d’État des affaires étrangères, les forces vives de la société civile dénoncent une exploitation indigne d’une population déjà appauvrie et estime que ces dérives portent atteinte à l’image de l’État.
Elles préviennent qu’en l’absence d’intervention des autorités compétentes, elle se réserve le droit d’initier des actions citoyennes, pacifiques mais plus exigeantes, pour faire cesser ces abus.
Magloire TSONGO









