Kinshasa, 1er Décembre 2025- Après près de cinq années d’un mandat marqué par des défis sécuritaires persistants et un contexte politique délicat, Bintou Keita, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU et Cheffe de la MONUSCO, a quitté officiellement le pays, dimanche 30 novembre 2025.
Nommée en 2021, MmKeita laisse derrière elle l’empreinte d’un leadership constant, engagé et résilient. Durant son mandat, elle s’est imposée comme une voix influente pour la protection des civils, plaidant sans relâche pour un renforcement de la sécurité dans l’est du pays, où les violences armées n’ont cessé de mettre à l’épreuve les efforts de stabilisation.
Sous sa direction, la MONUSCO a poursuivi et intensifié son appui aux institutions congolaises, tout en renforçant la coordination avec les partenaires régionaux et internationaux. Son mandat, exercé dans un climat souvent tendu, a été marqué par une évolution progressive du rôle de la Mission, engagée dans une stratégie de retrait gradué tout en cherchant à garantir que les acquis en matière de sécurité et de gouvernance soient consolidés.
Au-delà des opérations militaires et du soutien logistique, Mme Keita s’est distinguée par son implication dans les initiatives de paix, de dialogue communautaire et de renforcement des capacités nationales — des actions essentielles dans un pays confronté à une complexité sécuritaire parmi les plus élevées au monde.
Son départ intervient à un moment charnière, alors que la RDC poursuit ses efforts pour renforcer son appareil sécuritaire et préparer l’après-MONUSCO. Les autorités congolaises et les partenaires internationaux devront désormais composer avec une nouvelle étape de la présence onusienne, alors qu’un successeur devrait être annoncé prochainement.
Avec le départ de Bintou Keita, c’est une figure centrale du dispositif onusien en RDC qui s’en va, saluée pour sa constance, sa diplomatie et son engagement en faveur de la paix. Une page se tourne, tandis que la mission de stabilisation poursuit, elle, son long chemin vers un Congo plus sûr et plus stable.









