Kinshasa, 3 décembre 2025- L’Assemblée nationale a jugé, lundi 1er Décembre, recevable la proposition de loi consacrée à la protection et à la promotion des droits des personnes du troisième âge. Déposée par le député Dhedhe Mupasa, l’initiative a été orientée vers la commission mixte en charge des affaires sociales, culturelles, du genre, de la famille et de l’enfant, qui dispose d’une semaine pour en présenter l’analyse.
Selon l’élu d’Idiofa, la mise en place d’un dispositif juridique spécifique en faveur des aînés est devenue indispensable. Il souligne l’urgence de garantir aux personnes âgées des droits pleinement reconnus, un accompagnement adapté et un accès renforcé aux services sociaux essentiels, tout en améliorant les mécanismes de protection sociale existants.
Pour ce membre du regroupement Trois Alliances, l’adoption de cette loi constituerait un progrès significatif pour la RDC et s’inscrirait dans la ligne des engagements nationaux et internationaux. Le texte retient l’âge de 60 ans pour définir l’entrée dans le troisième âge, conformément aux normes recommandées par les Nations unies.
La proposition de loi comporte plusieurs mesures nouvelles destinées à améliorer la prise en charge et l’inclusion sociale des personnes âgées. Elle prévoit que l’État et ses démembrements assument leur accompagnement, qu’il soit sanctionné toute forme de discrimination, de marginalisation ou de maltraitance, et qu’une priorité leur soit accordée dans les files d’attente.
Elle propose également l’exonération de la redevance liée au développement des infrastructures de transport, des allégements fiscaux pour les biens immobiliers destinés à leur logement, ainsi que la suppression de l’impôt sur les revenus locatifs les concernant. Une attention particulière est réservée aux femmes âgées et aux aînés vivant avec un handicap.
Le texte prévoit en outre la création d’un Conseil consultatif national du vieillissement et d’un Fonds national de solidarité, ainsi que l’instauration d’une “carte verte” destinée à faciliter l’accès aux avantages et services qui seront garantis par la loi.
Cette initiative ouvre un débat essentiel sur la place, la dignité et la protection des aînés dans la société congolaise, où les dispositifs d’accompagnement demeurent encore très limités.
La rédaction









