Beni, 11 décembre 2025- Au lendemain des violences du 9 décembre, le Gouvernement provincial du Sud-Kivu confirme la “chute” de la ville d’Uvira et annonce le repli de l’administration provinciale vers Fizi-Baraka, désormais considérée de facto comme le nouveau centre de commandement. Dans un communiqué publié le 10 décembre, les autorités assurent que la nuit y a été “calme”, en raison de la présence renforcée des forces armées sur les principaux axes.
Le document officiel accuse la présence de « forces spéciales rwandaises » et de « mercenaires étrangers » à Uvira, dénonçant une violation du cessez-le-feu et des accords internationaux. Selon le Gouvernement provincial, ces éléments seraient responsables d’exactions meurtrières dans plusieurs localités du territoire d’Uvira de Kamanyola à Kiliba, en passant par Lemera et Sange.
Le gouverneur Jean-Jacques Purusi Sadiki, après une visite effectuée dans les hôpitaux et centres de santé, fait état d’un bilan préliminaire de plus de 400 civils tués. Les autorités parlent d’une stratégie délibérée de « carnage » visant des familles de résistants locaux, avec pour objectif de briser toute forme d’opposition et de provoquer des déplacements massifs.
Le Gouvernement provincial met parallèlement en garde contre une crise humanitaire majeure, estimant à plus de 200 000 le nombre de déplacés sans assistance suffisante. Il appelle la communauté nationale et internationale à une mobilisation urgente pour prévenir de nouveaux massacres et restaurer durablement la sécurité dans l’est de la RDC.
Magloire TSONGO









