Kinshasa, 16 décembre 2025- Condamné par la justice, poursuivi dans d’autres dossiers et politiquement désavoué, Cédric Ayaka Kuma ne cesse de mettre en cause la crédibilité des institutions provinciales. En dépit de cela, l’homme vient de défier la justice en retournant à Lisala, chef-lieu de la province de Mongala et s’est même permis de tenir un meeting.
Déchu de ses fonctions de Vice-Gouverneur de la Mongala, il est accusé d’escroquerie, d’abus de confiance et d’actes contraires à la morale publique, jetant le doute sur sa capacité à exercer toute responsabilité publique. Ses comportements, jugés irresponsables et indignes, ont non seulement fragilisé l’administration provinciale mais également porté atteinte à la confiance des citoyens et à l’image de l’État dans la province.
Dès les premiers mois de son mandat, il aurait multiplié les actes d’insubordination, les abus de position et les manquements aux règles de déontologie, créant un climat de tension au sein de l’exécutif provincial et donnant naissance à des soupçons sérieux sur son intégrité et sa probité. Les documents officiels et témoignages concordants dressent le portrait d’un responsable dont les actes compromettent directement la crédibilité et la légitimité des institutions provinciales.
Au-delà de ces dérives administratives, des accusations plus lourdes pèsent sur le plan social et judiciaire. L’ancien Vice-Gouverneur est soupçonné d’avoir abusé de la confiance de plusieurs citoyens, principalement à Lisala, auprès desquels il aurait contracté des dettes importantes en se prévalant de sa qualité officielle, sans garanties sérieuses de remboursement.
Dans un dossier particulièrement documenté, il a été condamné pour escroquerie à l’encontre du député national Steve Mbikayi.

Dans au moins un autre cas, un véhicule officiel de l’État aurait été utilisé comme gage dans une transaction privée, un acte perçu comme une entorse grave aux règles de gestion des biens publics.
Sur le plan judiciaire, la situation est particulièrement sensible. Cédric Ayaka Kuma a été condamné par le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe pour abus de confiance et escroquerie, dans une affaire devenue définitive. Cette condamnation l’a placé dans une situation d’empêchement légal incompatible avec l’exercice d’une fonction exécutive provinciale.
Par ailleurs, une autre procédure judiciaire est en cours devant la Cour de cassation pour des faits similaires, confirmant que les difficultés judiciaires de l’intéressé ne relèvent confirmant que les difficultés judiciaires de l’intéressé ne relèvent pas d’un incident isolé, mais d’un schéma récurrent de manquements à l’éthique et à la loi.
Face à l’accumulation de ces éléments condamnation irrévocable, procédures judiciaires en cours, dettes impayées et comportements jugés indignes les institutions provinciales avaient tiré les conséquences en constatant sa déchéance automatique et la vacance du poste de Vice-Gouverneur, conformément aux lois et règlements en vigueur.
Pourtant, des sources concordantes signalent l’existence de tractions politiques et de pressions en coulisses visant à obtenir une réhabilitation de Cédric Ayaka Kuma. Ces démarches, si elles aboutissaient, mettraient en péril l’autorité des décisions judiciaires et institutionnelles et porteraient atteinte à la crédibilité des institutions provinciales, tout en donnant un mauvais signal aux citoyens sur la responsabilité et l’éthique dans la gestion publique.
La situation interpelle donc directement le Chef de l’État, en sa qualité de garant du bon fonctionnement des institutions et du respect des règles de droit. Il lui revient de veiller à ce que ni la justice, ni les assemblées provinciales, ni la morale publique ne soient contournées par des manœuvres politiques, et que la gouvernance provinciale reste protégée de toute dérive.

