Kinshasa, 19 décembre 2025- Le processus de réinsertion sociale et de transformation des jeunes en situation de délinquance se poursuit dans la province du Haut-Katanga. Un nouveau contingent de jeunes a quitté, mercredi 17 décembre, la ville de Lubumbashi pour le centre d’instruction du Service national de Kaniama Kasese, dans la province du Haut-Lomami.
Ce groupe, composé de 147 jeunes, comprend principalement des délinquants interpellés par la Police nationale congolaise lors des opérations de sécurisation urbaine, mais aussi quelques volontaires ayant choisi de s’engager librement dans le programme du Service national. Leur transfert s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie gouvernementale de lutte contre l’insécurité urbaine et le chômage des jeunes.
Encadrés par les autorités compétentes, ces jeunes vont suivre une formation paramilitaire axée sur la discipline, le civisme et l’apprentissage de métiers, en vue de leur réintégration progressive dans la société. À Kaniama Kasese, ils rejoindront un premier groupe déjà sur place depuis le début de la semaine.
Cette approche vise non seulement à éloigner les jeunes de la criminalité, mais aussi à en faire une main-d’œuvre utile au développement national, notamment dans les domaines de l’agriculture, des infrastructures et de la production de biens d’intérêt public.
Parmi les nouveaux partants figurent des volontaires qui voient dans ce programme une opportunité de changement. Pour eux, le Service national représente une voie de rédemption, mais aussi un engagement patriotique au service de la République.
Lancé il y a plusieurs années, le programme du Service national a déjà permis la prise en charge de plus de 10.000 jeunes à travers le pays. Plusieurs anciens bénéficiaires participent aujourd’hui à des projets concrets, dont la fabrication de bancs-pupitres distribués gratuitement aux établissements scolaires publics, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions d’apprentissage.
À Lubumbashi comme dans d’autres grandes villes du pays, les autorités espèrent que cette initiative produira des effets durables sur la sécurité urbaine et l’insertion socio-professionnelle de la jeunesse, longtemps confrontée au chômage et à la marginalisation.

