Bunia, 20 janvier 2026- La situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa, particulièrement dans les chefferies de Babila Babombi et de Bakwanza, devient de plus en plus préoccupante. L’alerte est lancée par la Convention pour le respect des droits humains (CRDH).
Selon cette organisation de défense des droits humains, plusieurs groupes armés en provenance du Nord-Kivu se sont récemment installés dans la région, semant la terreur et se rendant coupables de nombreuses violations des droits humains. Cette situation fait lourdement souffrir la population locale, totalement dépourvue de moyens de défense.
D’après les informations recueillies par la CRDH, ces groupes armés, notamment des éléments se réclamant des Wazalendo, seraient impliqués dans plusieurs actes de violence, parmi lesquels :
- l’arrestation arbitraire et la torture de deux personnes le 5 janvier 2026, dont l’une est décédée en détention;
- l’enlèvement d’un citoyen répondant au nom de Dona, le 15 janvier 2026 ;
- un affrontement entre deux groupes de Wazalendo à Elota, ayant entraîné des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.
La CRDH affirme avoir recensé 12 groupes armés actifs dans le groupement Bakaheku, 4 dans le groupement Bangole et 2 dans la chefferie de Babila Bakwanza, portant à 18 le nombre total de groupes armés opérant dans cette partie de la province de l’Ituri.
Ces groupes armés se livrent à l’exploitation illégale de l’or, du coltan, du bois et d’autres ressources naturelles, tout en multipliant les exactions contre les populations civiles.
Face à cette situation, la CRDH interpelle les autorités compétentes et exige la traque systématique de ces groupes armés afin de mettre un terme à l’insécurité et aux violations des droits humains dans la région, rappelant que la population a droit à la paix et à la sécurité.
Denis MUNGURIEK AN









