Kinshasa, 4 février 2026- Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a pris une série de mesures visant à renforcer la gouvernance du Fonds Spécial de Répartition de l’Indemnisation aux Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO).
Dans ce cadre, deux arrêtés ministériels ont été signés le 2 février 2026. Le premier acte consacre la suspension du Président du Conseil d’Administration (PCA) du FRIVAO, Bernard Kalombola Lisendja. Le second porte sur la désignation de Dismas Kitenge Senga en qualité de Président du Conseil d’Administration intérimaire.
Selon le ministère de la Justice, cette mesure conservatoire intervient à la suite d’une injonction adressée au Procureur général près la Cour d’appel de la Tshopo, à Kisangani, afin d’ouvrir une enquête sur certaines allégations visant le PCA suspendu. L’objectif poursuivi par les autorités judiciaires est de permettre l’établissement des faits dans le respect des procédures légales en vigueur.
À travers cette décision, le ministre Guillaume Ngefa affiche la volonté du Gouvernement de préserver la transparence et la bonne gestion des ressources destinées aux victimes des activités illicites commises sur le territoire congolais. Les autorités entendent également protéger la crédibilité du mécanisme d’indemnisation, considéré comme un instrument clé de réparation et de justice pour les populations affectées.
Le FRIVAO a été mis en place pour gérer les indemnisations accordées à la République démocratique du Congo après la condamnation de l’Ouganda par la Cour internationale de Justice (CIJ). En 2022, cette juridiction avait ordonné à Kampala de verser 325 millions de dollars américains à la RDC pour les dommages humains, matériels et environnementaux causés lors des conflits armés ayant affecté plusieurs régions du pays, particulièrement dans l’Est.
La gestion de ce fonds reste un enjeu majeur, tant pour les victimes qui attendent réparation que pour l’État congolais, soucieux de garantir la traçabilité et l’utilisation optimale de ces ressources. La nomination d’un PCA intérimaire s’inscrit ainsi dans une dynamique de continuité administrative et de renforcement du contrôle institutionnel autour de ce dossier sensible.









