Kinshasa, 16 février 2026- La tension est montée d’un cran à Kinshasa après une attaque visant des militants de l’opposition regroupés au sein de Lamuka. Le siège de l’ADDCONGO a été vandalisé par des individus armés d’armes blanches, selon les responsables du parti.
D’après Prince Epenge, porte-parole de Lamuka, les assaillants ont pris d’assaut le siège et maintenu les militants à l’intérieur pendant près d’une heure. “Ils sont arrivés avec des armes blanches. Ils nous ont assiégés et ont tout cassé”, a-t-il déclaré, dénonçant une “attaque à caractère terroriste”.
Le porte-parole accuse explicitement la “Force du progrès”, mouvement affilié à l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), évoquant l’existence d’une base située sur l’avenue de l’Enseignement, à proximité des lieux. Aucune réaction officielle de l’UDPS n’était disponible au moment de la rédaction de cet article.
Le bilan provisoire fait état de quatre militants blessés, dont deux admis dans une structure hospitalière. Prince Epenge a été évacué par la Police, intervenue environ quarante minutes après le début des violences.
Selon Lamuka, les militants visés revenaient d’une messe commémorative en mémoire des Martyrs de la démocratie, tombés en 1992 pour avoir exigé la réouverture de la Conférence nationale souveraine.
En attendant une communication officielle des autorités, cet épisode ravive les inquiétudes sur la recrudescence des tensions politiques dans la capitale congolaise. Une enquête devrait permettre d’établir les responsabilités et d’éviter toute nouvelle escalade.









