Beni, 17 Février 2026 – Le Ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a donné, mardi 17 février 2026 à Kinshasa, de nouvelles orientations à la directrice générale intérimaire de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), Christelle Muabulu. Cette décision intervient 48 heures après la suspension, à titre conservatoire, du directeur général Étienne Tshimanga Mutombo pour fautes lourdes de gestion.
Le ministre a également signé un arrêté portant mise en place d’une commission de redressement de cet organisme scientifique et technique chargé du contrôle de la qualité et de la conformité des produits destinés à la consommation. Objectif affiché : engager des réformes urgentes pour éviter le naufrage de l’établissement public.
Parmi les priorités fixées à la direction intérimaire figurent la restauration de la rigueur dans la gestion, le renforcement de la capacité de décision et l’application effective de sanctions, positives comme négatives. Le ministre a insisté sur la nécessité de confier les responsabilités aux personnes qualifiées, avec des ressources adaptées et une vision claire.
La commission de redressement, dont les frais de fonctionnement seront pris en charge par le budget du ministère du Commerce extérieur, aura pour mission d’établir un état des lieux administratif et financier de l’OCC. Elle devra également évaluer les contrats et partenariats en cours, auditer la production et examiner les mécanismes de contrôle à l’importation et à l’exportation.
Composée d’un président, d’un vice-président, d’un rapporteur et de plusieurs membres, la commission dispose d’un délai de dix jours, renouvelable une seule fois, pour rendre ses conclusions. Elle travaillera en collaboration avec les commissaires aux comptes et pourra faire appel à des experts internes ou externes, y compris des retraités et des représentants syndicaux.
Selon l’arrêté ministériel, la commission a un accès total aux documents administratifs et aux comptes bancaires de l’OCC. Elle est chargée de formuler des propositions concrètes de redressement à l’autorité compétente, afin de restaurer la crédibilité et l’efficacité de l’Office.
Magloire TSONGO









