Beni, 24 Février 2026 – Le président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC), Aimé Boji Sangara Bamanyirwe, a ouvert à Beni le Forum provincial de paix consacré à la lutte contre les ADF. La cérémonie s’est tenue en présence des autorités provinciales, des partenaires internationaux et de représentants de la société civile.
Dans un discours solennel, Aimé Boji a décrit la situation sécuritaire dans le Grand Nord comme « alarmante ». Il a dénoncé les violences attribuées aux ADF, responsables de déplacements massifs de populations, de destructions de biens et de graves atteintes à la dignité humaine.
Le président de la Chambre basse a appelé à l’unité nationale face à la menace terroriste. Il a insisté sur la nécessité d’une approche globale combinant sécurité, justice, action humanitaire, développement et coopération régionale, après sa récente tournée dans les localités de Beni, Oicha, Butembo, Lubero et Lukanga.
« La menace des ADF exige une approche intégrée et multisectorielle », a-t-il affirmé. Selon lui, le forum doit produire des recommandations concrètes pour un plan provincial efficace contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Il a également cité le président Félix Tshisekedi pour souligner la détermination de l’État à protéger les populations.
Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Evariste Somo Kakule, a salué la présence des délégations nationale et internationale dans cette « ville martyre mais ville d’espoir ». Il a rappelé les massacres de Rwangoma en 2016 et les attaques récentes dans les territoires de Beni et Lubero, insistant sur la nécessité de coordonner FARDC, PNC, autorités locales et partenaires internationaux.
Le Forum provincial de paix, prévu sur plusieurs jours, vise à analyser les causes profondes de la persistance des ADF, à renforcer la coordination sécuritaire et à proposer des solutions durables pour la protection des civils et le retour de la stabilité dans l’Est du pays.
En clôturant la cérémonie, Aimé Boji a réaffirmé l’engagement du Parlement aux côtés du gouvernement et des populations du Nord-Kivu. « L’histoire jugera notre capacité à protéger notre peuple. Nous n’avons pas le droit d’échouer », a-t-il déclaré, appelant à transformer les engagements en actions concrètes pour une paix durable.
Magloire TSONGO

