Kinshasa, 26 février 2026- Un nouveau cap vient d’être franchi dans la coopération entre la République démocratique du Congo et la République du Congo. Les autorités des deux pays ont décidé d’accélérer la matérialisation du projet hydroélectrique transfrontalier Pioka-Tombe, annoncé pour une puissance de 6 450 mégawatts, avec l’ambition d’en faire l’un des plus importants barrages d’Afrique centrale.
Réunis le 25 février à Brazzaville, le ministre congolais des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, et son homologue de l’Énergie et de l’Hydraulique, Émile Ouosso, ont passé en revue les mécanismes devant conduire à la phase opérationnelle du projet. Au centre des discussions : le montage technique, le schéma de financement et la gouvernance commune de l’infrastructure.
Implanté sur le Fleuve Congo, Pioka-Tombe est présenté comme un tournant stratégique pour les deux capitales. L’objectif n’est pas uniquement d’augmenter l’offre en électricité, mais de poser les bases d’une indépendance énergétique durable, capable de soutenir l’industrialisation, d’améliorer la desserte des ménages et de réduire la dépendance aux importations énergétiques.
Dans un contexte marqué par des besoins croissants en énergie, Kinshasa et Brazzaville veulent transformer leur proximité géographique en avantage comparatif. Le projet repose sur un principe de coresponsabilité : partage des investissements, gestion concertée et bénéfices répartis équitablement.
Au-delà de l’axe bilatéral, les autorités y voient un instrument d’intégration sous-régionale. Une production de cette envergure pourrait alimenter des interconnexions élargies en Afrique centrale et renforcer le positionnement énergétique des deux pays dans l’espace continental.
Pioka-Tombe s’affirme ainsi comme bien plus qu’un barrage. Un symbole de coopération stratégique entre les deux rives du fleuve et un pari commun sur la transformation économique à long terme.









